Les histoires de Charlotte…

Les Histoires de Charlotte…

…pour vous répondre.

Questions sur l’Australie : Avez-vous vu des choses dont nous n’aurions pas parlé en classe avant (comme les dauphins par exemple…), croisé quelques road trains,  et surtout qu’elle est l’impression générale de Charlotte face à ce pays : charmée, déçue, cela correspondait à ce qu’elle s’était imaginé ?

A bientôt et bonne route…

Sandrine

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Réponses

Les Animaux

Effectivement nous avons vu des dauphins, nous avons fait un aller retour de mille sept cent kilomètres pour aller les voir, exprès ! Et ça valait absolument le coup. Quelle magie de les voir approcher si près de vous, fendant l’eau claire sous vos yeux toujours surpris !

C’est vrai qu’à cet endroit ils sont « gâtés » de quelques petits poissons qu’on leur donne au petit déjeuné mais pas tous ne s’y présentent et on en voit tout au long de la journée. On pourrait nager au milieu d’eux sans soucis !

Charlotte n’attendait pas cela de la même façon que nous parce qu’elle ne savait rien des dauphins. Tout juste en connaissait-elle l’aspect pour en avoir vu en photos dans des magazines ou dans des cahiers de coloriage.

Alors bien sûr elle était absolument enchantée d’en voir pour de vrai et impressionnée aussi. Elle a essayé de nager avec eux mais ils vont si vite…

Elle n’a pas voulu leur donner un poisson parce qu’elle avait peur de se faire mordre. Elle a laissé la place à son frère. Elle aurait bien voulu les caresser aussi…

Quant à ses impressions sur le pays, simplement, pour résumer, elle a une phrase qui revient souvent :

-J’aime mieux l’Australie que la France (oups).

Et quand on lui demande pourquoi, elle répond que c’est parce qu’il y a plus d’animaux  et qu’elle se sent bien.

Elle parle aux arbres (les enlace), aux fleurs (qui exaucent les vœux), confie des secrets à la forêt et à la mer (en chantant), s’excuse d’avoir écraser une fourmi (sans le faire exprès) même si celle-ci l’a mordue…

Elle fait des rêves éveillé et déclare : – aujourd’hui mon rêve va peut-être se réaliser ! Je rêve de voir un kangourou…un koala…un pingouin…

Elle aura vu les trois. Et même un échidné qui traversait la route devant nous ! Sans oublier les renards, les perroquets verts et bleu, les perroquets tout blancs, les petits varans, les aigles, les pélicans, les koukabourras, les pingouins pigmés, les opossums, … et tout ça sans mettre un seul pied dans un parc (zoo) ou une réserve. Non, nous les avons vus dans la nature, au gré de nos campements de fortune…

Les Road Trains

 

Les road trains ont bien plus fascinés son père que Charlotte qui ne comprend pas  « pourquoi ils sont si longs ces camions ? ». C’est sûr que sur la route qui traverse le désert, ces camions ne font pas le trajet pour rien ! Nous avons compté jusqu’à quatre wagons au plus par road train, pour les plus long, ce qui fait cinquante mètres de long. Et c’est très impressionnant quand ces cinquante mètres se mettent à vous doubler, et pire, quand ils vous croisent à vive allure !

« Ils vont bien trop vite, pense Charlotte…ils sont fous ! », bien que nous lui ayons épargné le compte des cadavres de Kangourous (surtout) et de vaches gisants sur le bas côté, percutés par un road train… qui roulent de jour comme de nuit.

Et les kangourous sortent surtout la nuit car ils craignent la chaleur.

Les Aborigènes

 

Nous n’avons vu que trop peu d’Aborigènes et cela soulève beaucoup de questions chez nous comme chez les enfants.

Ceux que nous croisons dans les villes sont saouls, assis sur les trottoirs jusqu’à la nuit tombée, errants sur leurs guenilles, et me procure une immense tristesse quand je les vois. Ils sont le reflet d’un peuple anéantit.

Nous avons laissé Charlotte appréhender tout ça avec ses yeux, alors elle ne demande pas pourquoi ils n’ont pas de maison parce qu’elle sait, vous lui avait appris cela aussi, qu’ils vivaient dans le bush, en harmonie avec la nature.

Elle ne demande pas pourquoi ils parlent une drôle de langue parce qu’elle sait aussi que l’Australie n’était pas « anglaise » avant. Et que les Aborigènes, eux, étaient déjà là quand le capitaine Cook à débarqué.

Elle s’étonne simplement de leur absence. Elle pensait qu’ils vivaient tous à Uluru, mais là bas ils n’y étaient pas non plus…

-Où sont-ils maman les Aborigènes ?

-Je ne sais pas, déplorais-je.

Là se trouve l’unique et profonde déception (cela nous touche tous les quatre).

J’ai envoyé un mail à notre ami Stuart qui vit à Perth, dans l’espoir d’avoir quelques réponses. Il me répondit qu’outre les ivrognes, les sans abris et ceux mis à l’écart par l’homme blanc où bien exploité par celui-ci, la plupart occupent les territoires du nord de plusieurs états comme le Queensland, le Territoire du Nord et Victoria, où ils sont les bergers de troupeaux de moutons. Bien peu vivent de leur art (alors que les tableaux aborigènes se vendent à prix d’or dans les boutiques d’homme blancs…!?).

Le débat devient alors celui des adultes.

Charlotte, heureusement, gardera un très joli souvenir des enfants Aborigènes avec lesquels elle a eu la chance de pouvoir jouer au toboggan, à la balançoire et à la tyrolienne, lors d’une pause déjeuné à Port Augusta. Ce fût la seule fois.

Elle est revenue vers moi en courant pour me demandé comment on disait « comment tu t’appelles en aborigène ? » parce que les enfants ne parlaient pas l’anglais. Et « pourquoi ils ne sont pas à l’école ? » …

Sur l’ Australie

Charlotte était vraiment très impatiente de découvrir l’Australie. Un pays qu’il lui semblait déjà connaitre tellement, grâce à tout ce que vous lui aviez appris.

Elle ne pouvait pas rêver mieux que d’y aller pour de vrai et voilà que c’est fait !

Un rêve de plus qui se réalisa pour elle.

A son arrivée, elle ne jurait que par trois choses ; les kangourous, Uluru et les Aborigènes. Elle n’imaginait pas que ce pays serait si grand. Nous lui avons montré beaucoup de cartes routières pour qu’elle réalise les distances parcourues et elle fût stupéfaite d’entendre qu’on pouvait mettre quatorze France dans l’Australie !

Elle cherche les traces de nos pas quand on visite un endroit que nous avions déjà fait avec Arthur (quand il avait trois ans et demi) ou quand nous sommes venus la première fois (il y a douze ans).

Et elle dit maintenant qu’elle reviendra ici avec ses enfants.

Vous pouvez laisser un commentaire, ou faire un lien depuis votre site.

Un commentaire to “Les histoires de Charlotte…”

  1. JC dit :

    Confrontée aux réalités trop souvent occultées dans les documentaires présentés aux petits, Charlotte commence à se rendre compte que tout fruit peut être amer. Derrière son regard à amadouer un crocodile, ses neurones doivent s’agiter comme des pop-corn dans un micro-ondes pour mémoriser tout ce que ses sens lui amènent. Super-sujet pour un neurologue.

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