TE IKA

P1110179

 

NOUVELLE ZELANDE

ILE DU SUD

AOTEAROA suite

Le Pays du long nuage blanc

 

TE IKA (le Poisson)

L’île fumante

 

Il pleut. Qu’importe.

Nous avons choisi un deuxième camping.

Il est bien. Il y a une piscine thermale à disposition.

Nous y allons quand on veut. Nous y allons tout le temps.

Je noie ma peine. C’est la fin.

Un premier camping à Christchurch nous accueillait sous la pluie.

Un deuxième camping nous berce pour un dernier bain.

Nous sommes à Miranda, à une heure d’Auckland.

Et entre temps, me direz-vous, où étions-nous ?

Vous connaissez la réponse.

Nous étions dans les camps du Doc (Departement Of Conservation), les campsites, les meilleurs de la brousse, du bush, à Tataouine, perdus dans les forêts blanches, les étendues d’eau fumantes et les rivières en cavale.

Nous étions au Paradis.

Nous étions là où la terre respire, souffle, bouillonne de vie.

Toitu Te Whenua

Nous sommes passés ça et là comme des étrangers fuyant les villes, essayant tant et plus de rattraper le temps, un temps. Mais très vite il s’est arrêté, suspendu entre deux fougères, figé au fond d’un bassin de brume, embuant nos mémoires. Oui, le sablier s’est penché ; couché sur nos rêveries.

Nous avons tout fait. Tout pour toitu te Whenua (ne dérange pas la Terre).

Jusqu’à s’oublier.

Les bains chauds auront été les activités principales de notre passage dans le nord du pays du long nuage blanc. Je m’étonne encore de ne pas avoir les doigts palmés…

Dix jours pour toute une île, cela ce n’est pas suffisant, mais nous aurons quelques bonnes adresses à Taupo et à Rotorua, si l’aventure vous conduisait un jour jusqu’ici.

Nous avons reconduit notre maison qui roulait sur sa base où elle était attendue. Nous étions silencieux. Un peu comme si on était contraint d’abandonner tout notre bien dans un cas de force majeure.

Une petite partie de notre vie restera là, figée dans une éternité.

Les enfants l’ont compris. Ils ont dit « au revoir » à la machine qui perdit toute son âme dès qu’elle fut vidée.

Heureusement, elle ne restera pas seule bien longtemps.

Une autre famille, d’autres gens, vous peut-être, l’apprivoiserez de nouveau à travers champs, montagnes, lacs, glaciers, fiords, rivières et bassins fumants.

Ma mère me dit souvent que les bonnes choses ont toujours une fin.

Je comprends que cela puisse aider à les apprécier, mais quand même, j’aimerai bien parfois que cette philosophie s’applique pour les plus mauvaises…

Voilà, la navette nous conduit à l’aéroport.

Nous quittons nos gros sacs sur le tapis roulant.

En prenant les escaliers nous croisons la porte d’embarcation pour Melbourne. Jacques fait mine d’hésiter. Nous embarquerons comme prévu pour le Chili.

C’est une certitude à présent puisque j’écris en plein vol, à trente quatre mille pieds (10 362 mètres) exactement au dessus de l’océan Pacifique.

La température extérieure est de moins cinquante cinq degrés.

Nous filons à travers les étoiles à six cent deux miles à l’heure (968 km/h) frôlant le pôle sud.

Nous sommes le 03 mai, il est 21h21 à ma montre qui est toujours sur l’heure de la Nouvelle Zélande.

Nous arriverons à Santiago vers 12h15, ce même jour. Et oui, c’est un avion fantastique. Il remonte le temps. C’est exactement ce qu’il nous fallait !

Adios a todos !

Vous pouvez laisser un commentaire, ou faire un lien depuis votre site.

8 Commentaires to “TE IKA”

  1. Famille chuchine dit :

    Le temps passe, pour nous aussi ça défile à toute allure, les semaines s’enchainent sans que nous ayons le temps de dire ouf.
    Et oui Sab, toutes les bonnes choses ont une fin… Un jour il faudra rentrer et ça s’approche pour vous (sans vouloir vous casser le moral hi, hi, hi…).
    Pensez à nous qui ne sommes pas partis.
    Le Chili va être aussi splendide que ce que vous avez traversé jusqu’à présent, sans compter l’Argentine et surtout le Pérou, vous finirez quand même en beauté.
    Les 3 derniers pays vont être encore plus apprécié.
    A binetôt.
    Bizzzzzzzzz.

    • sab dit :

      Coucou Stef, tu as bien raison, nous sommes actuellement en plein désert, dans un oasis qaund même et c’est merveilleux! Nous avons loué une petite maisonnet pour le prix d’une chambre. La vue au nord sur un immense volcan au sommet enneigé (6000 m d’altitude), la vue au sud sur les dunes de sables dorées… une terrase à l’est pour le levé de soleil, une à l’ouest pour le couché… nous sommes deux fois à l’ouest car le jet lag n’est pas si facile à rattraper. Mais qu’importe!
      Le petit village de San Pedro de Acatama est un bijou d’authenticité…les rues ne sont même pas goudronnées, ni même pavées…c’est l’Afrique retrouvée, ou bien la France comme tant d’autres pays il y a … une centaine d’années!
      Sauf qu’on y trouve des restaurants absolument génial et des gens vraiment fort sympathiques.
      Qui aurait cru qu’on quitterait une maison qui roule pour une autre en plein coeur du désert, à 2440 mêtres d’altitude…décidément, le paradis est partout sur Terre!…
      Enormes bises à toute la famille, et un de plus pour mon Ilona.

  2. fanfan dit :

    C’est génial ça de gagner du temps sur le temps! Allez,il faut tourner la page ( vous en aurez tourné combien depuis le départ? )car….

    Le Chili vous attend et c’est sûr de nouvelles rencontres, des gens à connaître,des paysages nouveaux et ++++,un autre bout de votre aventure,que nous languissons déjà de regarder sur le blog.

    gros bisous à vos 4

  3. Flo dit :

    Coucou les globe-trotters,
    j’espère que vous êtes sortie du jetlag ( décalage horaire..) et que vous happez de nouvelles impressions …et..plongez dans un nouvel univers linguistique!
    Votre tournée en Nouvelle Zélande m’a vraiment impressionnée..bouuuhh quels paysages!! Vous avez de quoi faire des calendriers durant 20 ans…c’est magnifique! De toutes façon, je me demande bien, comment vous apprivoiser les changements de pays, de langue et de climat…Le Chili, c’est encore autre chose !
    une autre ambiance !! Caliente !!!les burritos! les mangues, la Salsa…
    je pense à vous trés trés fort!

    Flo ( qui vient enfin de réserver un gîte en Bretagne!!bon on est début mai.. pas si loin que la Nouvelle Zélande..certes mais également une contrée encore à l’état sauvage…)

    • sab dit :

      C’est vrai qu’il est aussi dur de quitter que génial de découvrir! On se fait avoir à chaque fois…c’est toujours différent et c’est toujours super!
      Bon trip en Bretagne…tu vas adorer!
      Gros bisous à tous les quatre.

  4. Roland dit :

    Muy bien! Faudra aussi changer de langue! Chacha va baraguouiner en espagnol, maintenant.
    Je vais vous suivre sur Google earth!
    Tout est beau Sab, partout quelque chose de magnifique à bien y regarder. Même ici, les hirondelles sont arrivées et avec vous les cigales seront de retour.
    Vous êtes en train d’emmagasiner plein de photos dans vos cerveau … alors on se pose une question: Vont-il nous reconnaître en revenant??
    Mais oui, mais oui!
    Dans ces lieux ne pensez plus au poisson mais au boeuf!! Pas trop cuit sinon c’est une semelle et attention, ils ont tendance à le faire bouillir…
    Nous vous embrassons

  5. mjh dit :

    coucou et oui le temps passe tres vite mais toute les merveilles que vs avait vu et sa va continuer nous le vivont et revont avec vs c est super grs bisous a vs 4

Laissez nous un commentaire

Powered by WordPress | Designed by: CD Rates | Thanks to Seo Professional, Las Vegas Condo High Rises and FBF System