Calama

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CHILI

 Calama

 

Itinéraire:

Santiago de Chile—avionCalamabus—San Pedro de Atacama.

Calama,

05 mai 2011

Altitude: 2250 m

Nous descendons de l’avion sur la piste, enfin c’est l’effet que cela donne aux enfants parce qu’en franchissant la porte de l’appareil, on se retrouve dehors.

Nous récupérons les bagages et filons vers la sortie pour attraper un taxi.

Jacques a soulignée deux adresses sur le guide-book et nous voilà partis pour la première. Manque de bol, il semble qu’elle n’existe plus. Passons donc à la seconde, une adresse que je vous demanderai de retenir.

Residencial Tonio.

« Des chambres sommaires », et c’est le moins qu’on puisse dire… Pas de petit déjeuner mais ce n’est pas grave parce qu’au réveil, on n’a qu’une envie, c’est de partir au plus vite. « Tenue par un couple sérieux »…vraiment, êtes-vous sérieux ? Les murs ont été repeint, certes, mais cette odeur de vieille caverne abandonnée avec des hamacs mités en guise de matelas, jamais vu. « Rien d’extraordinaire », je confirme, « fera l’affaire pour budget modeste et pour une nuit », même pas. Mais il était tard. Trop tard pour partir à la recherche d’un autre endroit.

Les enfants dans une chambre et nous dans une autre, ce n’était déjà pas pour me rassurer. J’ai mis de l’encens pour empêcher l’odeur de nous obséder. Les enfants se sont endormis très tard. Ce qui faisait un mauvais départ dans la récupération des corps face à l’altitude. Calama se situe à 2250 mètres.

Les chiens ont aboyés une bonne partie de la nuit, il y en a partout ici. Ils se donnaient en concert avec la discothèque qui devait se trouver non loin de là et dont le son tambourinait sourdement sur les murs. Il faut ajouter à cela les courses poursuites dans la rue entre les sirènes de police et les crissements de pneus des poursuivis. J’ai prié toute la nuit pour que le couple qui se trouvait au dessus de nos têtes ne passe pas à travers le plafond. La femme de ménage qui prit la relève au matin frottait son balai sur mon front. Un moment de calme sembla s’installer à ce moment là. Et je crois que j’ai sombré à cet instant, jusqu’à ce que quelqu’un décide de mourir dans le couloir. Une toux grasse, roque et profonde l’empêchait de respirer, et moi de dormir. Mais il ne fallait plus compter là dessus. Il était temps de partir. Le jour arrivait jusqu’à notre fenêtre, je ne sais pas par quel miracle, car nous étions dans un couloir tout au fond d’un couloir.

Jacques est allé me chercher un café dans la rue. Les enfants ont avalé leurs briques de lait chocolaté achetés la veille pour l’occasion avec quelques biscuits secs ramenés de Nouvelle Zélande. Une occasion de rêve !

Vite fait, bien fait, disparaissons de cet endroit « plutôt glauque » … hi hi hi.

La station des bus (Tur Bus) ne se trouvait qu’à une centaine de mètres de là.

C’est donc dans une grande joie fatiguée que nous y avons trainé notre vie.

Le bus est arrivé vingt minutes après.

Et nous voilà partis pour le petit village de San Pedro de Atacama qu’il nous tardait de découvrir. Une heure trente de route suffit à repérer quelques adresses dans le guide-book, mais peut-être que l’une d’entre elle aura disparu entre temps…

Nous avons choisi de ne rien réserver pour cette partie du voyage en Amérique du sud. Il est important pour nous de pouvoir laisser une forme d’espace entre les choses et nous. Cela fait parti d’un voyage. L’imprévu est là, que vous l’ayez prévu ou non.

Alors pourquoi ne pas se laisser un peu guider par le flux de la vie ?

Couper avec nos habitudes, c’est aussi accepter de ne pas pouvoir toujours tout maitriser.

Il suffit de se maitriser soi même plus que d’en avoir sur les choses qui nous entourent. Et garder confiance.

Les mauvaises surprises du nom de Residencial Tonio seront autant de fous rires accumulés par la suite. Ces situations nous mettent face à nos limites. Elles ont cela de bon. Et je trouve ça drôle. Même avec un petit recul.

Un mois dans le froid où tout était organisé nous a donné le confort des rencontres assurées.

Trois mois en autonomie totale nous a procuré beaucoup de liberté et nous a rapproché de ce que nous aimons le plus, sans effort.

Les deux mois restants se devaient de nous plonger dans l’inconnu, des lieux, des us et coutumes, et jusqu’à la langue que nous ne parlions pas, jusque là. A présent nous la baragouinons…

En somme, six mois pour réunir la rencontre, la découverte et l’abandon, en toute liberté.

San Pedro de Atacama,

06 mai

Altitude : 2440 m

J’ai dormi tout le long.

La descente du bus nous accueillit dans une lumière éblouissante.

La chaleur mêlée à la poussière me renvoya immédiatement au souvenir de l’Afrique, il y douze ans. L’air est chaud (25°c environ) et cela nous convient parfaitement. Pendant que Jacques récupère nos bagages dans le coffre du bus, je suis quelque peu assaillie par trois personnes qui me ventent les mérites de leur location en même temps. Ils agitent des brochures sous mon nez. Les prix se mélangent avec les prestations et une retient mon attention. Frederico me propose une maisonnette pour le prix d’une chambre. Nous le suivons.

Nous descendons à pieds le chemin d’ocre rouge, laissant derrière nous la trace des roues de nos gros sacs.

Le paysage défile lentement et je m’en délecte.

Un immense volcan dont le conne parfait s’impose sur ma droite, au nord, le sommet enneigé. A gauche, des barrières en bois encercle une maison en mur de terre que je pensais en pisé, il s’agit d’adobe (mélange de terre et de paille), ce qui en somme doit être la même chose, ou bien très similaire. Nous la longeons pour arriver un peu plus loin, face à un portail en bois où se dessine une longue maison traditionnelle. Nous sommes sous le charme. Frederico nous en fait visiter une partie, un trois pièces d’environ soixante mètres carrés avec deux terrasses. Nous n’en revenons pas. Je lui fais répéter le prix trois fois afin de m’assurer que nous nous sommes bien compris. Plus de doute. C’est l’avantage de se trouver hors saison. Nous nous installerons ici pour huit jours.

Il y a des tas de choses à faire aux alentours. Et l’endroit est plus que parfait pour reprendre les travaux d’Arthur sur le CNED.

Nous avons prévu quelques excursions tout au long de la semaine.

Je vous les raconterai sûrement en images si ce n’est avec des phrases.

 

 

 

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6 Commentaires to “Calama”

  1. kro dit :

    coucou, que d’images et de moments tant fantastiques vous vivez…. Théo a bien rigolé sur les vidéo en folie, Martin a bien dansé sur les musiques (bien adaptées, j’adore). Certes le retour approche comme je l’ai lu dans des messages mais tous ces moments vont resté gravés autant dans les petites têtes que dans les votres pour des milliers d’années. De notre coté, on pourra profiter de vos commentaires et de vos émotions en direct. Merci pour ce partage, j’ai passé un moment agréable avec vous ce matin car les titis m’ont laissé un peu de temps pour venir vous visiter. Grosses bises à vous 4
    kro

  2. sylvie dit :

    Bonjour Nous sommes une famille avec 2 enfants de 10 et 13 ans et nous serons bientôt sur la route comme vous. Il est prévu de passer par San Pedro de Altacama donc si cette maison est bien agréable nous sommes preneurs de l’adresse ;-) …Bonne continuation
    Sylvie

    • Jac dit :

      Bonjour Sylvie, en effet, chez Fréderico c’est une très bonne adresse. Mais elle n’es pas sur les guides. En quelques mots, si vous venez à San Pedro avec la compagnie des bus « TUR BUS » (possible depuis Calama), la Cabanas est à cent mêtres à pied du terminal de ces bus. Laissez le terminal sur votre droite, puis suivez la route (Domingo Atienza) jusqu’au numéro 324. C’est la prochaine entrée (dernier portail avant la rivière), la n°324-B (ce numéro n’est pas visible).
      Aussi, vous pouvez essayer le site suivant, il y a quelques photos:
      Nous avions la Cabanas 324-B, sans la TV (pas les cabanas 3-A).
      Attention, nous y étions hors saison et avions bénéficier d’un super tarif (35 000 pesos/ 50 euros par nuit pour une famille de quatre persones). Nous ne connaissons pas les autres tarifs.

      http://www.rentahousesanpedro.cl/cabanas-en-san-pedro-atacama.html

      N’oubliez pas de passer un grand bonjour à Frederico de notre part, il est vraiment sympa!
      Bon voyage à vous.
      Les Mich’

  3. Anne (et Jorgen) dit :

    Hello les globe trotters

    On ne vous ecrit pas beaucoup mais on suit de pres vos itineraires. Je suis venue au Chili et ai fait exactement cet itineraire il y a tres longtemps les images sont gravees a jamais dans mon esprit et l experience de cette amerique du Sud, dure a cause de l altitude et du climat, me semble toujours une des meilleures.

    Je dis toujours a Jorgen que j aimerai que nous allions ensemble passer un long sejour a San Pedro de Atacama pour retrouver les endroits magiques qu il y a a voir autour. Je suis sure que vous vous laissez emporter par la magie du lieu.

    Tout est poesie au Chili et c est Pablo Neruda que nous lisions en espagnol dans les bus, mon groupe et moi.
    Je reve toujours de la vallee de la lune, des couchers de soleil et des balades a 5 heures du matin en 4×4 avec les guides chiliens.

    Profitez
    On vous embrasse et on pense bien a vous tous
    A la prochaine
    Anne et Jorgen

    • Jac dit :

      Je pense que c’est un lieu qui vous plairait beaucoup… en souvenir de Chinguetti pour Jorgen… et ceux que tu as déjà Anne. Nous, on a adoooooooré!
      Enormes Bisous.

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