Autour de San Pedro

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CHILI

Le désert d’Atacama

 

Charlotte pensait qu’elle n’aimerait pas le désert.

Elle imaginait qu’il y aurait du sable de partout, sans la mer, et que le vent ferait beaucoup de poussière…

Elle n’avait pas tout  fait tors. Ce n’est pas le vent, mais un peu les voitures et les bus qui soulèvent la poussière…

Et elle ne se doutait pas que dans ce désert là, il y avait de si belles choses à voir et à faire, et même dans l’eau…si si !

Arthur a dit, au bout de quelques jours, après quelques excursions, « c’est tellement beau qu’on ne peut pas le toucher »…

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San Pedro de Atacama,

06 mai 2011,

Alt. 2440 m.

Volcan Licancabur, San Pedro de Atacama

 San Pedro est à 103 km au sud-est de Calama, lové au cœur d’une oasis en plein désert d’Atacama, au nord du Chili.

Le village est très accueillant, bien que touristique.

Les maisons sont en adobe (briques de terre et de paille cuites au soleil).

Les toitures sont parfois en adobe aussi. Ce qui se fond totalement dans le paysage.

Nous nous sentons bien rapidement.

Les rues du centre sont piétonnes, certaines sont pavées, et partent de la place principale où trône une superbe Eglise dont la charpente est en bois de cactus.

Ce qui est frappant quand on arrive ici, c’est la vue tout autour.

A commencé par le dominant volcan Licancabur, au conne parfait, qui trône à 5916 m l’oasis de San Pedro et les autres monts aux sommets enneigés de la cordillère des Andes. 

San Pedro est le point de départ idéal pour des excursions inoubliables dans l’immensité du désert.

Cette maison dans laquelle nous sommes installés est une aubaine.

Notre séjour ici n’en est que plus agréable car nous jouissons d’un réel espace de vie, ce qui s’oppose, en somme, avec les trois mois précédant dans le camping-car, et qui marque une bonne pause entre les chambrettes que nous trouverons probablement aussi par la suite.

Cela permet également de pouvoir recevoir quelqu’un quand l’occasion se présente. Et elle s’est présentée.

 Notre  vie ici est on ne peut plus simple.

Nous faisons quelques petites courses, un peu chaque jour, afin de n’avoir que l’essentiel pour le petit déjeuner et les repas du soir. En général nous mangeons au restaurent et souvent chez Sebastiano le midi, bien pratique pour poursuivre l’après midi avec une excursion. Ainsi, le matin, nous dormons… et travaillons avec Arthur.

 Toutes les excursions se font en bus au départ du village de San Pedro, et se réservent dans l’une des multiples agences aux grés des rues. Les prestations sont plus ou moins les même et les tarifs peuvent varier un peu d’un endroit à l’autre. En ce qui nous concerne, nos avons toujours négocié la place d’Arthur afin qu’il paye la moitié d’un adulte et fait en sorte de ne pas payer celle de Charlotte. Le compromis étant de la prendre sur nos genoux si le bus devait être plein. Cela est arrivé une seule fois, pour la sortie en soirée vers l’observatoire des étoiles, à quelques kilomètres du village.

 Nous avons eu la chance aussi de rencontrer Sebastiano, comme d’autres sans doute, notre serveur préféré à notre table favorite pour le déjeuner (se dit « almuerzo ») au Residencial Chiloe (rue Domingo Atienza). Ce restaurant était sur notre chemin pour aller au village, il est calme et il permet de manger sur une petite terrasse à l’extérieur, ce qui n’est pas très courant dans le secteur. De là, le petit canal qui alimente San Pedro court presque sous nos pieds. Derrière le restaurant il y a un petit couloir avec des chambres qui donnent sur des hamacs et une courette un peu plus loin. Arthur et Charlotte avaient pris l’habitude d’aller s’y lover en attendant que les assiettes soient sur la table. On y mange très bien, et les cazuelas (soupe traditionnelle à base de viande bouillie, de pomme de terre et de maïs) sont excellentes. Outre son service et son anglais qui dépanne bien les novices que nous sommes pour la langue Espagnole, Sebastiano propose aussi de réserver pour nous les tours que nous souhaitons, à des prix en dessous de ceux proposés par l’agence (nous avons comparé). Nous supposons qu’ils s’arrangent ensuite entre eux. Nous avons pris deux tours avec la même compagnie, et par chance encore, avons bénéficié du même guide, Victor (que vous avez peut-être aperçu sur la vidéo « Le Désert d’Atacama »), que nous avons beaucoup apprécié !

 Nous n’avons pas fait toutes les excursions, l’altitude reste éprouvante, surtout pour les enfants, mais chacune nous a ravies, toutes différentes.

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Lagunas Cejar, Piedra et Tebenquiche

Alt. 2300 m.

Laguna Cejar

 Une excursion à la demi-journée sur deux sites différents.

Nous nous sommes baignés dans la lagune Piedra (ainsi que vous avez pu le voir dans la vidéo intitulée « Lagunas »), un trou d’eau très salée de 200 m de profondeur qui remonte du fond de la terre. L’eau n’est pas chaude pour autant. Mais ultra salée. Bien plus que celle de la mer morte, nous a-t-on dit. C’est alors bien déroutant de s’y plonger, car il est impossible de nager…on ne peut que…flotter ! Très amusant.

Juste à côté se trouve un trou d’eau identique, nommé Cejar, que l’on peut prendre en photo. On ne s’y baigne pas. Bon, on abîme un peu seulement la moitié du site comme ça.

 Au bout d’une heure nous repartons, visiter deux autres trous parfaitement circulaires, d’eau douce cette fois, plantés comme une paire de jumelle dans le sol, los ojos del salar. De là, on ne peut que s’offrir la joie de sauter dans l’eau, car les abords ne sont pas vraiment praticables…avis aux amateurs, que nous n’avons pas été…trop frileux les Mich’, sur ce cou là. Le changement d’heure de la veille (encore !) nous avait fait perdre une heure de soleil, précieuse. Nous étions à peine réchauffés du bain précédant.

 Quand la lumière décroit, nous remontons dans le bus, employé pour nous conduire face au spectacle hallucinant du couchement de soleil sur le lac salé de Tebinquiche. Quelques centimètres d’eau à la surface rendent chacun de nos pas miraculeux, ainsi que l’exprimait Charlotte.

Et là, mieux vaut avoir la batterie pleine sur son appareil photo, et la carte vide !

C’est absolument fantastique, les montagnes se reflètent à la perfection sur le lac, tout devient identique de part et d’autre de l’horizon.

Je n’ai jamais vu ça.

Et la cerise sur le gâteau, une fois le soleil parti et le charme rompu, c’est l’apéro qui vous attend près du bus, avec une super ambiance, parce qu’un super groupe, animé et guidé par Victor, le guide.

Qu’est-ce qu’on a pu rigoler autour de quelques Pisco Sur (c’est là que nous avons découvert cet alcool local à base de citron) et cacahuètes, et dans ce cadre… qui restera pour nous exceptionnel (même sans le Pisco Sur…).

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Termas de Puritama,

Alt. 3500 m.

Termas Puritama

 La deuxième excursion que nous avons faite, avec une autre compagnie. Pas besoin de guide. Juste un véhicule qui vous conduit sur les rives de cette rivière magique, vous y laisse trois heures et vous reconduit à San Pedro, à 28 km de là.

Une rivière, en ce point, dans le désert, on n’y croirait pas, mais une rivière d’eau tiède formant des piscines naturelles en cascade, au creux des roches et des zorro (roseaux)… nous laisse pantois.

Le véhicule nous laissa en haut du canyon. Nous poursuivons à pied sur un chemin de terre ocre, la rivière en contrebas.

Un chemin de passerelle en bois serpente à travers les roseaux derrière lesquels on entend l’eau chuter doucement sur les petits bains arrondis.

L’endroit, encore une fois, est splendide. L’eau est à trente trois degrés mais quand on en sort c’est la frigorification assurée ! Surtout si, comme nous, vous faites l’excursion dans l’après midi (bien moins cher) car la rivière est vite à l’ombre (savions pas).

Un excellent souvenir quand même, d’autant que c’est ici que nous avons rencontré une famille Française, partie depuis le premier janvier, pour six mois en camping-car à travers l’Amérique du sud (Argentine-Chili) avec leurs deux fils âgés de 5 et 8 ans.

Nous avons papoté dans les bains jusqu’à ce que je ne puisse plus retenir mes dents de claquer.

Nous nous sommes donné rendez-vous le lendemain soir pour un restau ensemble, avant la veillée sous les étoiles (excursion à l’observatoire).

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Geyser del Tatio,

Alt. 4321 m

Geyser del Tatio

 Levés à 3h du matin… je vous laisse imaginer ma joie.

Mais il parait que les fumeroles sont plus visibles avant le levé du soleil. De plus, le site est à 96 km de San Pedro, sur de mauvaises pistes.

Toutes les excursions empruntent des pistes, il n’y a pas ou peu de route…

Nous sommes entourés de volcans et de montagnes aux cimes enneigées. Je ne regrette pas d’avoir suivi les recommandations de Victor et de Frederico (notre adorable logeur) concernant la tenue vestimentaire de rigueur pour cette excursion ; La consigne était claire, « mettez tout ce que vous avez sur vous ».

 Après ce que nous avions vu en Nouvelle-Zélande, j’avoue que le site ne présentait rien de nouveau pour nous, pas même un petit geyser d’eau de quelques mètres, tout juste quelques fumées blanches épaisses et chaudes, pouvant s’élever jusqu’à sept mètres de haut (quand même !), des clapotis bouillants sur le sol. Mais nous sommes au Chili, dans le désert d’Atacama (à sept heures du matin la température est en dessous de zéro…), au milieu des volcans (dont certains fument légèrement), de la chaleur des geysers (environ 85 degrés), et rien que pour ça, c’est vraiment chouette.

 Bien que j’eusse mise toutes les couches les plus chaudes trouvées dans ma valise, j’ai eu froid, une heure durant, la première. Mais finalement le soleil se pointe assez vite et tout redevient agréable, même à 4321 m d’altitude.

Seul Arthur s’est trouvé un peu nauséeux de ce fait.

Je pensais qu’ayant un terrain asthmatique, Arthur aurait la sensation directe du manquer d’air. Mais c’est ailleurs que cela s’est manifesté : il s’est plein de mal au cœur. Il est devenu très pâle et s’est laissé saisir par le froid un bon moment. Ce n’est pas allé jusqu’à vomir, comme c’est souvent le cas chez les enfants. Mais il a refusé toute alimentation tant que nous étions au dessus de 4000 m.

 Celle qui nous a bluffés fut Charlotte… Elle ne semblait pas atteinte du tout par le mal d’altitude. En revanche elle s’est trouvée bien fatiguée, irritable et grognon les jours suivants…

Avec le soleil qui se joignait à nous, un bon chocolat chaud n’était pas de refus. Tout était prévu. Même les petits sandwichs auxquels nous ne nous attendions pas, ainsi que des œufs durs, du thé et du café. Super !

 Jacques était fin prêt pour son bain à 4321 m !

Moi, la seule idée de me déshabiller me donnait le vertige.

C’était pourtant la prochaine étape prévue dans le tour de cette journée.

Le bus nous emmena un peu plus loin sur le plateau d’où se découpait une vaste mare fumante. Je prenais un bain de vapeur rien qu’en me tenant sur le bord. Je trouvais Jacques bien courageux de s’immerger dans cette eau tiède. Un courant brûlant sortait de la roche et tempérait le bassin naturel.

Je laissais Arthur emmitouflé dans deux couvertures (il y en a dans le bus pour ce tour) à l’arrière du bus pour rejoindre Jacques et immortaliser ce moment sur les caméras.

Sur le retour nous nous sommes arrêtés dans un hameau typique de montagne, Machuca (alt. 4000 m),  où les empanadas au fromage sont un délice. Arthur se sentait mieux et il a dévoré deux brochettes de lama (je lui en ai piqué un peu…) !

 En retrouvant notre cabanas, nous avons retrouvé aussi nos lits, vers quatorze heures. Personne ne s’est fait prier pour faire la sieste !

Au réveil, le deuxième de la journée, nous avons filé sous la douche avant de retrouver notre famille Française devant  le kiosque de réservation (SPACE) du tour en français (une foi par semaine) pour l’observation des étoiles.

C’est donc après un fameux restaurant (je ne me souviens pas du nom) dans le centre du village, dans la rue Caracoles,  au bout d’un petit couloir qui débouche sur un large patio avec des tables en bois que nous avons débuté la soirée. Au centre, un feu de bois dans une large coupelle en fer réchauffait l’atmosphère. Nous y avons dégusté nos grillades, relevés par le bon vin chilien.

De quoi nous mettre en route vers la nuit sous les étoiles !

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Observation des Etoiles (SPACE),

12 mai (San Pedro).

La lune prise en photo à travers un téléscope

 Le bus nous conduit à vingt minutes de là.

L’astronome français Alain Maury et sa femme chilienne Alejandra nous accueillent tour à tour pour nous compter l’histoire qui se présente au dessus nos têtes. Ils se plient en quatre pour nous transmettre leur passion et leur connaissance et c’est une vraie découverte.

Ensuite nous avons vu la lune (dont on peut prendre une photo !…visible sur la vidéo de « San Pedro d’Atacama ») et saturne de très près, grâce à des télescopes très puissants, puis les constellations, les nébuleuses, …

Le ciel, vu d’ici, prend une autre dimension.

L’étoile du berger, l’étoile polaire n’est pas visible, c’est la croix du sud qui donne le ton. C’est comme ça que j’ai compris pourquoi les terrasses de notre cabanas sont exposées à l’inverse de ce que l’on ferait en France.

L’entrée (de la cabanas) est au Nord, qui est la partie la plus ensoleillée, alors que la terrasse à l’arrière qui est au sud, est toujours à l’ombre (vous suivez ?).

Au Chili, de ce côté-là de la planète, les extérieurs sont aménagés au sud pour la fraicheur qu’ils apportent en été. Ici, c’est le nord qui est au soleil ! Heureusement, le soleil se lève toujours à l’est et se couche encore à l’ouest…ouf !

Nous avons passé toute la journée du lendemain en compagnie de nos hôtes, Sandrine et Manu et de leurs deux garçons, Matisse, cinq ans et Corentin, huit ans.

Nous avons sorti la table du salon sur la terrasse sud (à l’ombre, donc) pour profiter d’un repas endimanché à l’extérieur. Sandrine a ramené tout ce qu’elle avait dans le camping car, des patates douces violettes au pot de douceur de lait (sorte de pâte de caramel très connue en Argentine) et quelques restes de grillades emportés de la veille (du restau) et des fruits. A cela nous avons ajouté ce que nous avions de la grillade achetée le matin même, du pain, du vin… accompagné par un excellent fromage de chèvre dégoté on ne sait où par Manu !

Et comme ça ne suffisait pas, nous avons prolongé la journée jusqu’au soir avec une crêpe et pain perdu party !

Il fallait bien cela pour que Sandrine et Manu nous expliquent leur voyage de six mois  à travers l’Argentine et le Chili, tantôt d’un côté, tantôt de l’autre, Ushuaia, les glaciers, … ce que nous n’avons pas fait. Il fait trop froid pour explorer cette partie là actuellement. Mais ça nous chatouillerait bien !

Et nous en avons profité pour glaner quelques conseils pour notre partie dans les Andes Argentine.

Les enfants, quand à eux, ont joué bien volontiers ensemble !

Ce fût une bien belle journée pour tous, et si bien que nous en oubliâmes l’heure réservée de notre expédition en bus pour la Vallée de la Lune !…

Nous étions sur une autre planète.

Frederico est venu nous chercher quelque peu affolé, puis, devant la scène de nos deux familles réunies autour du bon vin, il a pris son téléphone et à gentiment reporter notre affaire au lendemain… adorable, je vous dis.

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Valle de la Luna,

Alt.2450 m.

Valle de la luna

 Excursion en fin d’après midi, départ à 15h.

Ce qui nous laissa le temps nécessaire pour travailler toute la matinée avec Arthur. De dire au revoir au Français autour d’un dernier café (La soirée crêpe s’était avancée vers la nuit noire et le camper est resté dormir près de notre cabanas, avec l’approbation de Frederico).

Puis de prendre quelques Cazuela chez Sebastiano !

Située à 15 km de San Pedro, cette vallée offre un spectacle géologique surprenant. Outre le fait qu’elle porte bien son nom et qui vous donnera une idée de ce à quoi elle ressemble si vous n’avez pas encore vu les photos (vidéo Valle de la Luna), je serais bien incapable de vous en expliquer les phénomènes incroyables qui se dissimulent dans les roches. Les explications que j’aurai pu recueillir étaient en Espagnol … Lo siento (désolée…).

Néanmoins, je peux vous laisser imaginer le sable mêlé au vent, taillant dans la roche des crêtes, des canyons, des monticules aux formes pittoresques et le sol craquelé, creusé par le sel, immergeant le visiteur dans un monde…lunaire.

En fin de journée nous nous dirigeons vers une dune de sable se colorant d’ocre rouge au coucher du soleil. Seul bémol, outre le guide qui parlait beaucoup trop (où étais-tu Victor ?), nous avions le soleil en face et c’est donc nous qui devenions rouge… En fait, avant, nous pouvions aller de l’autre côté de la vallée en marchant sur la crête de la dune, et ainsi admirer sa métamorphose avec le soleil couchant dans le dos. Mais suite à un accident grave, paraît-il, la traversée à été interdite. En arrivant de l’autre côté sur la colline de roche claire, c’est le vide. Et voilà.

 En rentrant, nous avons pris une douche de la tête aux pieds pour enlever la poussière, puis nous avons terminé les restes dans le frigo. Demain nous quitterons San Pedro de Atacama, nous partirons pour l’Argentine et Purmamarca.

J’ai fait ce que j’ai pu dans la soirée pour rendre les lieux au moins aussi propre que ce qu’ils étaient à notre arrivée, avec le seau et le balai serpillère que j’ai demandé à Frederico. Puis nous nous sommes couchés.

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Le départ,

15 mai, 10h.

Volcan Licancabur

 Un dernier tour pour s’affranchir de n’avoir rien oublié.

Nous chargeons les sacs dans la voiture de Frederico qui s’est proposé de nous accompagner jusqu’à la gare des bus (qui n’est pas la même qu’à l’arrivée).

Nous lui avons remis la clé USB 3G grâce à laquelle nous avions internet, moyennant quelques euros par jour (1,50 euro) et il semblait ravi du rangement de la maisonnette.

Il nous déposa sur le terrain vague et poussiéreux de la place des bus qui se rendaient de l’autre côté de la cordillère.

Il nous salua sincèrement et nous remercia d’avoir accepté de le suivre le premier jour. Il se confia à nous dire que c’était bien agréable d’avoir eu cette famille à ses côtés pour ces quelques jours parce que ce n’était pas toujours si bien.

 Frederico est loin de sa famille. Sa femme et ses deux enfants vivent à Santiago. Son travail ne l’épanouissait pas, il a du en changer et venir ici travailler dans le tourisme avec son beau frère. Sa famille est repartie, ne se faisant pas au climat sec de la région.

Il s’occupe à présent de cette grande maison compartimentée en plusieurs cabanas, seul. Il vit dans l’une d’elle et entretient les autres pour la location.

 Si vous avez choisi Tur Bus pour vous conduire jusqu’à San Pedro de Atacama, et qu’en descendant, vous êtes aborder gentiment par un grand bonhomme au boucles brunes avec un air vraiment sympathique, vous pouvez le suivre sans crainte.

Les cabanas du 324-B, Domingo Atienza (neuves et arrangées avec goût par une Française), ne sont encore sur aucun guide.

Merci alors de saluer Frederico pour nous.

 Et dire que nous n’avons pas une seule photo de lui…

Vous pouvez laisser un commentaire, ou faire un lien depuis votre site.

6 Commentaires to “Autour de San Pedro”

  1. fanfan dit :

    A votre retour,vous devriez ouvrir un bar à coktails!!!Combien en avais-tu bu,jac,pour prendre un bain à + de 4000m?
    Fabuleux endroit que le désert d’Atacama, surprenant et quelle aventure encore!
    Bonne continuation et bises à tous les 4

    • sab dit :

      Aucun!… la veille, il est recommendé de ne pas manger de viande rouge et de ne pas boire d’alchool!
      Nous avons été de très bons élèves.. hi hi hi.

  2. JC dit :

    Salut les kids !
    Une fois encore, on s’y croirait. Je suis vraiment bluffé par la longueur de tes narrations, Sabine. Je suppose que c’est la nuit, au calme, que tu te remémores ta journée pour faire danser tes doigts sur le clavier ? Serait-ce toi, Jaques, qui t’occupes de l’intendance ? Car je suppose que vous prenez la plupart de vos repas dans vos chambres ? Ou est-ce (presque) toujours l’hôte qui vous nourrit ?
    Je suis certain qu’Arthur et Charlotte ont pleine conscience de l’exceptionnel de cette parenthèse dans leurs jeunes existences. Il serait très intéressant de pouvoir recueillir leurs émotions dans un carnet de voyage qu’aurait pu rédiger l’aîné, ou dans un enregistreur audio pour la plus petite. Je présume que pour eux la plongée dans cet inconnu s’apparente à ce que nous pouvons éprouver lors d’une première descente dans le grand bleu. Soyez sûrs que leur relation du voyage serait lu avec intérêt par un panel très large de lecteurs.
    A bientôt chez les Incas (du moins leurs descendants). J’espère que vous verrez aussi Cuzco ses fortifications et ses momies et Nazca et ses géoglyphes ??
    A +

    • sab dit :

      Salut Jissé!
      C’est toujours avec un grand plaisir que nous te lisons! Nous sommes aussi bluffé par la longueur de tes commentaires!…
      En effet, c’est souvent le soir que je revis nos avantures et que je les rédige (entre deux montages vidéo), une fois que les enfants sont plongés dans leurs rêves nocturne, pendant que Jac est aspiré par la lecture des guides pour les étapes suivantes.
      Ensuite nous échangeons nos « travaux » afin qu’ils soient validés de façon commune.
      Voilà, tu sais tout! Et je suis heureuse de savoir que c’est une affaire qui roule…
      Plein des bises.
      A bientôt pour la suite.

  3. Nicolas dit :

    Super récit, j’adore lire vos aventures, merci et bonne continuation!

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