Argentina

P1120840
Argentine,

Buenos Aires,

01 juin 2011.

BUENOS AIRES, une ville immense où il faudrait vivre pour pouvoir la raconter. Mais je n’aime pas les grandes villes. Je ne suis pas citadine. Nous ne le sommes qu’à de rare occasion et pour cela nous sommes plutôt difficiles.

Buenos Aires, c’est notre passage obligé, notre billet pour le Pérou, un pas de plus vers le retour, inévitablement.

En quittant Iguazu hier matin par un bus de nuit, nous pensions vraiment retrouver ce couple de Français charmant, ici même, à Buenos Aires. Nous partagions le pallier de Residencial RIO SELVA, à Puerto Iguazu.

Hugues et sa compagne avaient une bonne adresse qu’ils avaient repérée à l’aller, quelques mois plus tôt, avant d’entamer leur périple de huit mois en Amérique du sud (Pérou, Chili, Bolivie, Argentine).

Le taxi nous a déposés à l’adresse indiquée. Complet.

Cela ne nous était encore jamais arrivé.

Nous voici donc quelques cuadras (entre deux rues) plus loin, dans le quartier de San Telmo, en plein cœur de la ville.

Il y a peu de chance que nous recroisions ce couple, sur la fin de leur voyage (une semaine à Buenos Aires avant le grand retour).

Après seize heures dans le bus, certes très confortable, un repas à quinze heures et une bonne douche, me voici sur le clavier à vous raconter ces dernières heures, ces derniers jours, notre passage en Argentine, depuis notre chambre d’hôtel où je viens de transformer le lit en grand bureau, plus précisément en gros bazard !

Souvenez-vous (je rassemble mes idées en même temps), nous quittions San Pedro de Atacama, Frederico, Sebastiano, Victor et le Chili pour passer à travers la Cordillère des Andes.

Des paysages sublimes défilaient devant ma fenêtre, pendant des heures, pendant huit heures, en plein jour. Nous avons laissé les salar figés dans ce blanc immaculé pour apprivoiser petit à petit les montagnes rondes et vallonnées, les blocs saillants rougeoyants et les collines de cactus.

Et puisque je passe sur les salar, laisser moi vous dire comment ces déserts de sel se forment. Je me posais encore la question il y a quelques jours et j’ai trouvé la réponse par hasard dans mon guide book.

Toutes les conditions semblent se réunir, là, pour composer ce phénomène géologique :

De hautes montagnes captent les pluies, une forte activité volcanique charge ces eaux de ruissellement en minéraux et les faits remonter à a surface d’un haut plateau en forme de lagune.  

Ajoutons à cela une bonne évaporation due à la chaleur et on obtient un désert de sel, un salar !

Artisana à Purmamarca

Le bus nous emmènera jusqu’au village de PURMAMARCA, où nous resterons deux nuits. Puis nous le reprendrons ainsi tous les deux jours pour les villages suivants, TILCARA et HUMAHUACA (que vous pouvez commencer à découvrir sur les vidéos) et la Quebrada de Humahuaca, vers le nord de L’Argentine.

Nous avons pu observer l’art coloré exposé dans ces villages, des tissus pour les vêtements, les sacs, les hamacs, mais aussi des objets et des meubles en bois de cactus (c’est vraiment du bois !), de la vaisselle en terre cuite et quelques bijoux en argent. Les lieux sont paisibles et toujours entourés par l’ocre changeante des montagnes. A chaque fois nous y avons découvert une randonnée pour la journée ou la demi-journée, nécessitant la préparation d’un pique-nique ou bien d’un goûter, indiscutablement apprécié.

Nous logeons dans des chambrettes sommaires et propres, avec le petit déjeuné inclus. Nous déjeunons donc dans les restaurants locaux le soir, quelques fois animé par le son enchanté d’une flûte de pan ; Le midi se faisant le plus souvent dans la pampa avec un sandwich bercés sur un air de cactus.

Nous sommes hors saisons, les prix sont assez doux bien que difficilement négociables.

Et bien qu’il n’y ait pas trop de touristes, nous croisons souvent des poignées de Français avec qui partager la causette sur la table ou le trottoir d’à côté.

A PURMAMARCA nous nous émerveillons devant le minéral qui s’expose comme une palette de peinture. Nous avons atteint la cascade à TILCARA, le sommet de la colline de cactus à HUMAHUACA ; et ainsi visiter une très belle partie de la Vallée de Humahuaca.

Elle se poursuit davantage encore, par de hauts plateaux menant vers la Bolivie et le Chili.

Mais notre chemin s’en ira plus au sud, vers la dite « belle », la petite ville de Salta, carrefour entre le nord et les vallées arides de Calchaquies.

Salta, 21 mai.

700 000 hab,

Alt. 1 200 m.

 

Salta

Salta

est la ville la plus grande du Nord Ouest Argentin.

C’est une ville dynamique le jour, élégante et animé la nuit.

Sur la place principale (du 09 Juillet) se trouve une sorte de pagode où les gens se rassemblent pour improviser des tangos sous les étoiles…

On y a trouvé d’excellents restaurants et de très bons vins, tout à fait bon marché.

Pour les amateurs, sachez qu’il existe ici un vin nommé Malbec, qu’on pourrait retrouver bientôt en France dans la région de Cahors.

Nous sommes à Salta pour une nuit dans un hôtel à côté d’une agence de location de voiture. Ce qui nous arrange bien.

Nous en louerons une dès le lendemain, préférant cette option à celle du bus afin d’être plus autonome pour faire cet itinéraire très prisé : une boucle alternant pistes et routes en passant par les villages typiques de Cafayate et Cachi.

Nous cherchions un endroit spécial pour fêter les onze ans d’Arthur… Nous y sommes.

Tout l’intérêt de cet itinéraire se situe sur la route.

La vallée de Las Conchas relie Salta à Cafayate, celle de Calchaquies se profile entre Cafayate et Cachi.

 La quebrada de Las Conchas fait rougir la terre au milieu de quelques rares cactus. Le site est spectaculaire. L’eau et les vents ont façonné l’ocre  et la roche des montagnes, creusant des formes surprenantes. Parfois, il semble que l’on croise un immense château posé sur le lit du rio (rivière).  

Las Conchas signifie les coquillages, en souvenir des temps où la mer était là, avant la formation des Andes. 

Nous avons posé nos baluchons à 1660 m d’altitude, dans la paisible bourgade de Cafayate, pour trois nuits, dans un hospedaje (chambre d’hôtes) vraiment charmant, distribuant les chambres autour d’un patio verdoyant où nous avons coulé des heures tranquilles.

Nous avons fêté l’anniversaire d’Arthur au restaurent, en compagnie de deux autres familles Toulousaines et de leurs enfants. Quelle ambiance ! Nous avions prévu une pizza sous le patio de l’hôtel qui s’est transformé en paëlla, pour Arthur, pizzas pour les plus petits et méga grillades pour les adultes.

Ce fut un moment de partage bienvenu. Arthur s’en réjouissait autant que nous. Cela remplaça un peu les bougies (que je devais mettre sur la pizza, mais je n’en ai pas trouvé) et le traditionnel gâteau (qu’il ne souhaitait pas).

Il était prévu que nous fassions une partie de la route jusqu’à Cachi tous ensemble mais le land rover ne voulu pas démarrer (fallait prendre un Toyota !). Au bout d’une heure et malgré nos trois hommes penchés sur le moteur, toujours rien. Nous dûmes prendre la route sans eux.

Je me demande encore aujourd’hui ce qu’ils ont fait et si le dépanneur a été efficace ?

Nous ne les avons pas croisé depuis, ni à Cachi, ni à Salta, ni ailleurs.

Nous leur souhaitons un bon retour à venir.

Les vallées Calchaquies étaient autrefois le seul passage obligé entre le Chili et le Pérou. Quelques indiens Calchaquis vivent encore ici en cultivant l’ail et le piment. Il s’agit d’une des régions les plus pauvres du pays.

La route qui y conduit offre également un spectacle saisissant au milieu des montagnes et du rio Calchaqui.

Cachi nous abrita une nuit, à 2 280 m d’altitude. Pas trop mal dormi dans une chambre à quatre prévue pour trois. J’ai partagé le lit avec les enfants pendant que Jacques dormirait seul dans l’unique lit pour une personne…une première ! C’était la seule chambre qu’il restait.

Dans cet auberge nous avons rencontré un australien, Lès, fils de l’écrivain Leslie Marchant-Chevalier (« France Australe » 1988, révèle l’histoire de la découverte de l’Australie par un Français, et non pas par le capitaine Cook, ainsi qu’on nous l’apprend à l’école, dixit Lès !…) que je ne connaissais pas jusque là.

Nous avons beaucoup apprécié sa compagnie, le soir, lors d’un repas que nous prenions dans le même restaurent. Lès était également notre voisin de chambre. Et comme nous, il aime bien le bon vin rouge !

Nous avons beaucoup ri dans l’échange de nos anecdotes sur l’Australie et les australiens.

Ce bonhomme est fort sympathique. Nous espérons un jour pouvoir honorer son invitation de passer le voir à PERTH !

Lès voyage seul pour plusieurs mois. Il connaissait un peu l’Amérique de sud pour l’avoir visité, en partie, il y a douze ans. Il y a des endroits où il ne souhaite pas retourner de peur d’être déçu par le changement qui a forcément du s’opérer depuis… cela me rappelle Nicolas Vanier qui ne reviendra pas sur le Lac Baïkal. En revanche il reste plusieurs jours, parfois jusqu’à une semaine au même endroit dans le seul but et plaisir de s’en imprégner et aussi parce qu’il est passionné par l’archéologie et l’histoire. Il visite toutes les ruines qu’il trouve sur son chemin.

Avant de faire sa connaissance, je l’ai aperçu dans la salle du petit déjeuné lors de notre arrivée, il écrivait ses mémoires au stylo sur un cahier d’écolier. J’avais l’impression de me voir, douze ans en arrière, lors de notre premier grand voyage alors qu’Internet n’était pas encore répandu en France.

Il m’avoua par la suite que l’ordinateur lui faisait un peu peur.

Lès avait tenté d’interpeler Jacques en apercevant son tee shirt de la Nouvelle Zélande pendant qu’on nous faisait visiter les chambres. Jacques l’avait négligemment balayé d’un « yes, yes » ignorant la question qui était « êtes-vous de Nouvelle Zélande ? »…pffff, ce Jacques… ne pas lui parler quand il cherche à loger sa famille ! Plus tard il s’en est excusé.

Lès se promène avec un journal local vieux d’une semaine sous le bras. Il découvre un article par jour avec son dictionnaire pour traduire l’espagnol. C’est comme ça qu’il apprend la langue. Et il le parle mieux que nous !

Nous avons également partagé sa table lors du petit déjeuné du lendemain. Nous avons échangé nos avis de voyageurs avant de nous retirer chacun dans nos chambres. Les « adios » avaient été donnés.

Pourtant, il ressorti avant que nous ayons fini de mettre nos valises sur le trottoir avec un morceau de serviette en papier dans la main sur lequel il avait dessiné, de mémoire, une carte précise de l’itinéraire possible pour notre voyage au Pérou… Le Machu Picchu, il y a douze ans.

J’adore ce type !

La route qui nous reconduisit à Salta est aussi fabuleuse que marquante par un contraste impressionnant avec ce que nous avons vu en amont.

Col de Piedra del Molino, Alt. 3348 m (Cahi-Salta)

Tout est vert. Le point le plus élevé (3 348 m d’alt), le col de Piedra del Molino, est balisé par une petite chapelle au bord de la route. Ensuite ça descend sur une piste en lacet.

Nous avons pu admirer le vol statique des condors pour le plus grand bonheur d’Arthur qui adore ces oiseaux.

Nous arrivons à Salta avec quinze minutes de retard sur l’horaire prévu pour rendre la voiture.

On ne nous en tiendra pas rigueur. Il est dix-sept heure quinze.

La voiture est couverte de poussière comme si elle venait de terminer le Paris-Dakar, à l’intérieur comme à l’extérieur. Mais elle n’a pas de rayures ni quoi que ce soir d’autre du genre. Tout va bien.

Nous récupérons le reste de nos bagages laissé à la consigne de l’hôtel et retrouvons nos petites marques dans la même chambre que nous occupions quatre jours auparavant.

Une petite soirée se profile, avec un bon restaurant de parilladas (grillades) et un petit tour sur la place pour admirer les danseurs de Tango-Passo.

Une bonne nuit nous attendra ensuite avant de prendre un autre bus, pour un très long trajet, le lendemain.

Salta/ Posadas/ San Ignaçio (et les ruines des missions jésuites)

Nous partons vers 15h pour  16 h de bus.

Nous arrivons à Posadas à 8h30, puis nous changeons de bus, pou un autre, une demi heure après, qui nous déposera à San Ignaçio une heure plus tard.

San Ignaçio ne sera pas l’un de nos villages préférés. Il n’y a pas de centre, les rues se croisent et se ressemblent. Mais nous parvenons à nous loger chez des Allemands dans une chambrette sympathique installée dans un petit chalet.

Nous y resterons deux nuits, le temps pour nous de visiter ce pourquoi nous nous sommes arrêté ici :

Les ruines jésuites de San Ignaçio Mini.

un habitant des ruines

Elles ont été restaurées entre 1940 et 1948. Je crois qu’avant cela, je peux considérer ne jamais avoir vu de ruines avant, tellement celles-ci sont impressionnantes et bien conservées.

L’Unesco les a d’ailleurs classées au Patrimoine mondial de l’Humanité (en 1984).

Un peu d’histoire ?

Quand les Jésuites arrivent en Amérique Latine (Brésil), ils soumettent les indiens à leur service, s’engageant auprès du régime à les évangéliser pour les  « sortir de la barbarie ».

Mais ceux-ci se rebellent de façon très violente en 1580 et rendent le Paraguay ingouvernable.

D’autres mesures sont prises, abolissant « le service personnel » que devaient rendre les indiens aux espagnols, mais sans supprimer l’impôt dû au roi.

C’est ainsi que les jésuites eurent l’idée de payer directement au roi un tribut proportionnel aux nombre d’Indiens masculins, les retirant ainsi du contrôle politique et administratif de la royauté pour les placer sous le leur.

Puis des accords sont traités entre les Jésuites et Philippe III, les autorisant à fonder un Etat autonome. Dès lors, les jésuites vont mettre sur pieds leurs missions avec une organisation sociale innovante et originale pour l’époque.

Enfin, en 1609, une ordonnance décrète que les Indiens doivent être « aussi libre que les Espagnols », que les Indiens convertis ne peuvent être esclaves et qu’ils ne paieront plus d’impôts pendant dix ans.

Le 29 décembre 1609 est construite la première mission jésuite à San Ignacio Iguazu.

Et pendant 150 ans, les missions ont vécu pratiquement isolées du monde extérieur avec un mode d’organisation unique dans l’histoire.

Plusieurs milliers d’Indiens vécurent ici, pendant près d’un siècle.

Les reduccion (missions) jésuite (village indigène interdit aux colons) s’épanouissent selon un système communautaire autonome où tout se partage, s’échange et s’autogère comme au temps du christianisme primitif. La terre commune est travaillée par tous les habitants, et la production équitablement répartie. La journée de travail est d’environ 6h et le reste du temps est consacré aux jeux (tir à l’arc, musique, danse) et à la prière.

Leur artisanat leur assurent une grande prospérité économique et permettent le paiement du tribut à la couronne.

La société Guarani est la première au monde à être entièrement alphabétisée !

Ce type d’organisation est commun à toutes les missions jésuites dans le monde (Japon, Inde, Chine,..) et posent une véritable réflexion sur les droits fondamentaux des êtres humains.

Quand aux ruines que nous avons visités, outre le fait qu’elles soient magnifiques, dressées d’ocre et de pierres au milieu de la forêt, j’aurai bien aimé, le temps d’un instant, vivre « à la Guarani », ou bien assister à une reconstitution réelle ; Il est agréable de s’imaginer la vie à travers ces murs, tentant de tendre l’oreille au cas où les pierres se mettraient à parler.

San Ignacu / Puerto Iguadzu

Nous partons après le petit déjeuné. Le bus passe à 10h20. Nous prenons un taxi jusque là.

Quatre heures après, nous sommes à Puerto Iguazu.

Puerto Iguazu, devant un régime de bananes, dans la rue.

Nous pointons du doigt l’adresse choisie dans le guide book au chauffeur de taxi qui nous y conduit en trois minutes. Une bonne adresse, Residencial Rio Selva avec des chambres qui s’ouvrent sur le jardin et la piscine, toute entourée d’herbe. Au fond un petit abri avec un barbecue, un point d’eau et deux feux à gaz. Le propriétaire vous prête une place dans son frigo si vous voulez. Nous y avons stoqué notre petit déjeuné pour quatre jours !

On se sent bien ici. Il fait chaud. C’est tropical. Il y a d’énormes régimes de bananes qui sortent des trottoirs et quelques avocatiers géants.

La ville est pleine de succulentes adresses pour ceux qui aiment les grillades dans un cadre vraiment très chouette. Petit bémol, nous sommes près des chutes d’Iguazu et les prix sont ici un peu plus chers qu’ailleurs…mais on se régale !

Certaines rues sont empierrées à l’ancienne, ce qui en renforce le charme.

On trouve ici beaucoup de magasin  de pierre semi précieuse avec de jolies productions.

C’est l’endroit idéal pour découvrir les fameuses cascades.

La station des bus est bien localisée et toutes les compagnies y sont présentes.

Une seule compagnie vend des billets pour le parc des cataratas (casacades), El Practico.

Il y a des bus toutes les demi heures de 7h30 à 19h30.

Pour visiter le parc entier, je pense qu’il faudrait plus qu’une journée, à moins de faire les allées en courant et de partir avec le premier bus. Le site se visite à pied sur de longues passerelles. Pour les plus longue distance il y a la possibilité de prendre le petit train (toutes les demi-heures).

Nous avons fait le circuit « classique » qui se décompose en trois parties, sur deux niveaux, en partant du bas pour aller vers le haut, et en passant par la petite visite de l’île. C’est ainsi que c’est le plus spectaculaire. On découvre la grandeur des lieux en s’émerveillant toujours de plus en plus.

Bon, comme nous avons pris le dernier bus de la matinée, nous sommes arrivés vers midi sur place, le pique-nique dans les sacs (tout de même !).

Nous avons largement pris notre temps pour découvrir ce site merveilleux depuis le bas. Puis nous avons entamé nos sandwichs sur l’île avant de la découvrir à pieds. Là, le temps perdu le matin vint à manquer. Nous fîmes le choix de visiter la gorge du diable, tout en haut, et le spectacle hallucinant de ses chutes de 90 m !!

Malheureusement nous avions pris le dernier train et nous avons été sommés de regagner nos bancs cinq minutes à peine après être arrivé ! Jacques était dans une colère noire et contenue, trouvant inadmissible que ce trajet fusse desservît à 17h pour être ensuite remballer pour 17h15 et se voir poiroter dans le petit train en attendant 17h30 pour le dernier retour… le tout, sans en avoir été averti ! C’est donc un peu tendu qu’il quitta ces lieus féeriques.

Qu’à cela ne tienne, lui dis-je, nous reviendrons demain, et pour le diable et pour ce que nous n’avons pas vu.

Il est bon de savoir que les entrées sont à moitié prix si vous revenez le lendemain. Dans ce cas, adressez-vous au guichet à la sortie, muni de votre passeport et de votre ticket  du jour, afin que celui-ci soit tamponné et garantisse la réduction pour le jour suivant.

Moralité : Partir vers 9h, prévoir un pique-nique et des affaires de rechanges si vous souhaitez vous approcher des cascades en bateau, conserver votre ticket d’entrée si vous souhaitez revenir le lendemain. Quoi qu’il en soit, on ne s’en lasserait pas, c’est trop beau !!

Le Rio Iguazu (la rivière) qui s’écoule de façon si spectaculaire ici marque naturellement la frontière avec le Brésil que nous apercevons donc de l’autre côté. J’ai lu sur mon guide book que des bus s’y rendent, permettant de découvrir les chutes du point de vue Brésilien.

Le couple de français qui occupe la chambre voisine de celle des enfants à la Residencial Rio Selva, ont fait l’expédition des deux côtés et leur avis favorise largement la découverte par l’Argentine.

Et puis il faut passer la douane avec tout ce que cela implique (cela peut être long si le bus est plein !) et encore de la route en perspective. Nous y avons donc renoncer, sans réel regret, ce que nous avons vu ici ne peut pas être mieux ailleurs !

Le lendemain, un lundi, c’était beaucoup plus tranquille… seul un groupe de chinois nous devançait.

Je me réjouissais de me retrouver ici de nouveau. Le soleil du matin offrait un spectacle différent, les lumières enchantaient nos yeux.

Nous étions sous le charme, encore une fois.

 Puerto Iguadzu / Buenos Aires

 

Nos places dans le bus pour Buenos Aires sont réservées.

Nous partirons cette après midi à 17h. Le gérant de la Residencial Rio Selva nous fait un petit prix pour nous permettre de rassembler nos affaires dans une chambre et de pouvoir passer la journée au bord de la piscine plutôt que de trainer dans les cafés en attendant le  bus.

Hugue et sa compagne son parti ce matin. Un taxi les a conduits à l’aéroport. Ils seront à Buenos Aires pour midi. Nous avons prévu de nous retrouver dans le même hôtel, le lendemain.

Car si l’avion met deux heures, il y en a pour 16h avec le bus.

Nous passerons la nuit dedans.

Buenos Aires,

02 juin.

Aujourd’hui sera la journée des enfants. Nous avons décidé de suivre les conseils de Manu et Sandrine (rencontrés à San Pedro de Atacama, au chili) et de nous rendre au Musée des enfants. Un lieu où les enfants peuvent s’amuser à  « faire comme si » ils étaient dans les cuisines d’un fast food, sur un chantier naval, dans une nurserie, garagiste, pompiste, …

Nous prenons un taxi. Le compteur affiche le code 4. Jacques proteste gentiment, « le tarif de jour por favor, code uno ». Le chauffeur fait mine de ne pas comprendre en appuyant sur un bouton dans le vide. « autro taxi, tiene autro taxi… » Répète-t-il en boucle en s’acharnant sur son bouton. « Ok, autro taxi ! » conclue Jacques. Nous ressortons de la voiture, arrêtons un autre taxi. Le code 1 y est affiché, naturellement, et nous sommes au musée en un quart d’heure.

Cela se présente comme…tout ce que je déteste : un grand bâtiment avec des vitres tintées, bref, un immeuble. A l’intérieur le cauchemar continu avec des boutiques de luxes de partout, des cafétérias, des manèges,…une ville dans la ville sur je ne sais combien d’étages.

Mais nous ferons abstraction de tout ça et après quelques sushis moyens nous nous engageons dans le musée.

Et  là, c’est la surprise… le décor est très soigné pour faire comme si nous étions… dans la rue.

Les nouveaux présentateurs du journal télévisé.

Il y a de vraies voitures arrêtées au feu rouge (dans lesquelles on peut monter pour de vrai et conduire pour de « semblant ») ; des toboggans/tunnels cachés dans de vrais faux immeubles, un avion à moitié suspendu pour faire décoller les histoires les plus fantastiques, un bateau qui attend patiemment la cargaison des caisses de marchandises livrée par la grue (manipulée par les enfants).

Il y a aussi un fast food (très connu) où l’on peut faire des frites, des hamburgers avec tout ce qu’il faut dedans, et encaisser la commande. « On disait que les parents sont les clients et que les enfants travaillent… ». Et puis un supermercado avec de vrais rayons et des codes barres qui sonnent pour de vrai quand on les passe devant la caisse.

A l’étage on se retrouve dans une maternité avec plein de bébés à cajoler, dans une salle de classe, dans une maison à étage en chantier avec des brouettes, des sceaux sur des poulies et des briques pour terminer les murs. Il y a aussi une étrange jungle de lianes dans laquelle on pourrait bien se perdre ! A moins de faire comme Tarzan…

Voilà une journée des enfants bien remplie.

Il faisait nuit quand nous en sommes sortis !

Pour l’information, l’adresse de ce musée n’était pas dans notre guide alors si vous passez à Buenos Aires avec de jeunes enfants et que vous souhaitez leur faire oublier un peu tous les kilomètres parcourus en bus, voici ce qu’il vous faut noter :

Museo de los ninos, Centre commercial ABASTO, niveau 2, Avenue Corrientes 3247.

Tous les jours de 13h à 20h. BUENOS AIRES.

Le soir nous avons fait quelques parties de billard avec les enfants  dans le salon télé de l’Hôtel Circus. Puis nous avons improvisé une soirée sur place avec un repas pris dans la salle du petit déjeuné, tout en échangeant quelques mots d’anglais avec deux espagnoles.

Le lendemain nous avons passé « une journée cool », comme dirait Jacques, à ne rien faire de spécial.

Tant pis pour les autres sites de la ville à visiter, en train, en bus, à des heures d’ici. Sans parler des risques de vol dans les rues, de la fatigue accumulées,… « Tout ça pour aller marché sur des allées ressemblantes de près ou de loin aux champs Élysées, ou encore à Venise… » S’étouffa Jacques.

Je vous le disais, on n’aime pas les villes…

Les enfants ont regardé quelques dessins animés dans le salon entre deux parties de billard avec Jacques. Charlotte a fait une sieste en prévision de la soirée et du levé tôt qui s’enchaine pour demain.

Ce soir nous avons réservé une table dans un petite parilladas (grillades) du coin, La Rosalia, avec un spectacle de danseurs de tango. Une formule tout compris, dans une petite salle charmante.

Nous avons été accueillit avec du champagne. Ambiance cosy et les danseurs devant vous.

Les enfants ont adoré !…et nous aussi. En plus, nous avons eu droit à nos premiers pas avec des pros !! Mémorable…

Nous sommes rentrés tard, je conclue cette affaire avec vous sur ces lignes.

C’était l’histoire de notre passage en Argentine.

J’avais pris quelques notes sur ce vin de Malbec que j’ai beaucoup aimé et que je souhaitais vous livrer (j’en ai un peu parlé plus haut, à Salta) ; peut-être vous seront-elles utiles si vous aimez le vin rouge et si vous habitez du côté de Cahors. Car il paraît qu’un cépage pourrait bien y poussé bientôt… comme je vous le disais plus haut.

Benjamin Malbec est un vin de couleur rouge violacé, vif et brillant, avec des aromes de fruits frais de prunes et de cerises.

Il manque de longueurs en bouche, comme la plupart des vins argentins, mais laisse une saveur très agréable.

Bien sûr, il y a des tas d’autres vins, et notamment les fameux vinos pateros qui sont produits en petite quantité et sans aucun conservateur.

Nous, on les a tous aimé, hi hi hi…

Nous prendrons l’avion à Buenos Aires le 04 juin 2011 à 8h45.

Le réveil sonnera à 5h du matin. Et notre taxi (le même qui nous avait ramené du Musée des enfants) nous attendra sur le trottoir en face de l’Hôtel Circus à 6h précise.

Bon vent à tous !

 

 

Vous pouvez laisser un commentaire, ou faire un lien depuis votre site.

6 Commentaires to “Argentina”

  1. Nathan dit :

    C’est si bien cet endroit :-D

    Grosse bises tlm !

    Nathan.

  2. JC dit :

    Heureusement que tu aimes à faire partager tes émotions. En fait, on est presque avec vous. Iguazu est décidément l’un des endroits magiques de notre planète.

  3. chrissand dit :

    Merci pour cet article, j’y suis allée il y a 1 an et ça me rappelle beaucoup de souvenirs!

    Voici mon carnet de voyage : http://www.chrissandvoyage.com/argentine.php

    Bonne continuation

  4. Magali dit :

    Bonjour
    Merci pour cet article. On a l’impression d’y être.
    Nous partons en août et passerons deux jours à puerto iguazu. Nous avons envisagé de dormir dans la même résidence que vous…Rio Selva.. Est ce sympa ? Conbien avez vous payé la nuitée ? les informations dont je dispose sont assez différentes selon les sources.. Par avance merci

    Magali

    • sab dit :

      Bonjour Magali, en effet, Rio Selva est un endroit très agréable et bien placé pour se rendre aux chutes d’Iguazu; L’hôtel n’est pas très loin du centre ville (très agréable). On peut s’y rendre à pied, idem pour aller à la gare pour prendre le bus pour les chutes.
      Concernant Rio Selva, nous avions obtenu deux chambres pour 270 dollard Argentin (au lieu de 300), ce qui fait environ 50 euros la nuit pour deux chambres (4personnes). Le petit dèj n’était pas compris (manque de personnel à cette époque). Vous avez la possibilité de le prendre en ville avec un système de bons (mais je vous le déconseille car de mauvaise qualité…rapport d’expérience de nos voisins de chambre). Nous avions pris le parti de faire trois cousres et de prendre notre petit Dèj dans le jardin (il y a une petite cuisie d’été à disposition).
      J’espère que mon message n’arrivera pas trop tard pour votre organisation.
      Je vous souhaite un bon voyage en Argentine!
      A bientôt peut-être.
      Cordialement.
      Sabine.

  5. Magali dit :

    Je précise mon message précédent… J’ai compris que la résidence Rio Selva était particulièrement agréable.. Ma question concerne surtout le tarif..
    J’ai imprimé votre article plein de conseils pratiques qui nous seront sans aucun doute très utiles sur place..

    Bien à vous et par avance merci

    Magali..

Laissez nous un commentaire

Powered by WordPress | Designed by: CD Rates | Thanks to Seo Professional, Las Vegas Condo High Rises and FBF System