Les lignes de Nazca

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PEROU

NAZCA,

07 Juin 2011

La ville de Nazca est très singulière. Son seul attrait est les lignes tracées dans la pampa désertique par les anciens Nazca. Les Nazcas (200 à 600 ans après J-C) sont les descendants des Paracas (900 à 200 ans avant J-C)

Comme beaucoup nous avons vu sur les livres  les célèbres  traces, dont les origines ont suscité bon nombre de théories. Nous sommes là pour essayer de les voir « pour de vrai » et en apprendre un peu plus.

Pour cela nous ferons appel à un guide, depuis l’hôtel, car il n’existe pas d’agenda qui les recense et il est difficile de les trouver sans passer par un intermédiaire.

Julio sera notre guide. Il parle français.

Le premier à découvrir ces lignes est un Péruvien, Toribio Mejia Xesope, en 1927. Mais elles n’intéressent alors personne. Et l’américain Paul Kosok les remet au goût du jour en les survolant avec son petit avion en 1939, intriguant la mathématicienne Maria Reiche qui poursuiva les travaux de Kosok et consacra finalement toute sa vie à l’étude de ses lignes. Grâce à ses travaux, les lignes de Nazca sont désormais protégées et le site a été classé au Patrimoine mondial par l’Unesco en 1994.

Les Péruviens ont beaucoup de respect pour cette « fille de la pampa », sans qui ces géoglyphes auraient probablement disparues, victimes d’un tourisme inadapté.

Julio nous emmène sur place, vers un premier mirador (point de vue) situé au sommet d’une petite colline, la colline sacrée vers laquelle convergent toutes les lignes. Julio nous explique qu’à cet endroit, les Indiens pratiquaient des cérémonies religieuses. C’est de là que tout commence…peut-être.

Nous apercevons en effet des lignes…droites, parfaitement droites se perdant dans l’horizon.

A la fin de l’une d’elle, peut-être un lieu où déposer des offrandes ?

La première question qui me hante depuis le début est comment ces lignes ont-elles pu passer les siècles ? Maria Reiche les nettoyaient avec un balai régulièrement, certes, mais cela ne représente qu’une soixantaine d’année. Hors, les lignes existe depuis deux ou trois siècles avant Jésus Christ !

On pourrait croire qu’elles ont été creusées. Mais Julio nous explique tout le contraire. Le plateau désertique est composé de roche. Les cailloux les plus gros ont été ôtés sur un périmètre très régulier, quadrillant ainsi parfaitement le désert.

Comme dans tous les déserts, il fait très chaud, du moins la journée.

La composition du sol est très riche en fer. Il s’oxyde et crée une sorte de tapis d’air chaud de vingt centimètre d’épaisseur, empêchant l’air et le vent d’atteindre la surface des lignes. Elles sont donc entretenues naturellement et protégée de l’érosion du climat.

Quelques figures, trois seulement, je crois, ont été gravées sur des collines…

Seules les eaux de pluie qui dévalent les montagnes représentent un risque pour les lignes d’être en partie effacées. Ce qui ne doit pas arriver souvent à ce que l’on peut voir. Une zone absolument sèche et exposée en permanence au soleil.

Certaines géoglyphes sont toujours visibles depuis deux millénaires !

Et la pluie qui tombe ici directement est de …un centimètre par an.

Les Nazcas savaient-ils que ce terrain représentait les conditions idéales permettant la pérennité de leurs œuvres ? Ou bien ont-ils réalisés d’autres lignes ailleurs qui auraient disparues, échappées à notre curiosité ?

La grande question, c’est pourquoi ? Pourquoi ces lignes de plusieurs kilomètres, ces formes géométriques parfaites, ces dessins gigantesques (certaines figures mesurent jusqu’à 230 m) qu’on ne peut vraiment apercevoir que depuis le ciel ?

La version la plus plausible serait de concevoir que les Nazcas adressaient des messages aux Dieux, qu’ils pratiquaient des rites religieux, empruntant ces « chemins sacrés » pour livrer leurs offrandes, ou bien se servait-ils du sol comme d’un mémoire géant, écrivant sur la Pacha Mama, la Terre Mère,  l’histoire de leur vie ?

Maria Reiche pense aussi à un calendrier géant : des lignes pointent les solstices avec parfois des correspondances avec les étoiles.

Alors comment ont-ils pu réaliser des tracés si précis à si grande échelle, sans pouvoir en apprécier réellement le résultat ?

Maria Reiche explique à la suite de ses travaux que les Nazcas utilisaient des piquets et des cordes, des pierres de différentes couleurs, tailles et formes apporter des montagnes. Ils s’en servaient pour tracer des rayons et des courbes exactes.

Même depuis l’espace, ces tracés se voient comme un ensemble de lignes parfaites qui ne perdent pas leurs uniformités, ce qui démontre un haut niveau de connaissances en arithmétique et de concepts topographiques.

Maria Reiche découvre l’unité de mesure utilisé par les Nazcas qu’elle appelle « le mètre péruvien »

C’est avec ce système métrique que les lignes ont été construites.

Nous avons pu observer deux géoglyphes (seulement) depuis le mirador construit par Maria Reiche et sa sœur Renate. Il s’agit d’une tour en fer qui lui permettait de surveiller le flux des touristes dans les années 70.

Nous pouvons voir « la main » et « l’arbre » depuis cette tour (visible sur la prochaine vidéo NAZCA-AREQUIPA).

Nous n’avons pas souhaité faire le tour en avion pour en voir davantage à cause du prix (100 dollars US par personne !) Nous avons donc acheté un petit livre (35 sol, soit env. 9 euros) où elles sont bien visibles avec en plus une tonne d’informations et d’explications en Français à l’intérieur.

Notre visite s’est achevée à la maison de Maria Reiche, transformé en petit musée.

J’aime beaucoup son histoire. Il faut être passionnée pour passer sa vie dans le désert, la chaleur et le froid, un balai, une corde et un escarbot à la main à arpenté un sol aride marqué les lignes d’un passé lointain, chercher toute sa vie à en percer les mystères.

Elle était d’origine Allemande. Elle ne fonda jamais de famille, n’eut pas d’enfant.

Sur les photos, je vois Maria sur le terrain, encore et toujours, deux ans avant sa mort.

Elle s’éteignit le 08 juin 1998 à l’âge de 95 ans.

C’est exactement le jour où nous visitons ces œuvres et sa maison.

Des fleurs fraiches et des décorations sont déposées sur sa tombe ainsi que sur celle de sa sœur, à côté de son vieux van Volkswagen avec lequel elle transportait tout son matériel de travail.

Nous sommes le 08 juin 2011.

Une belle coïncidence.

Comme elle en connue une aussi, exceptionnelle.

Ne vous l’ai-je pas racontée ?

Le Singe

Quand Maria Reiche vivait à Cuzco, elle se fit piquer par un cactus sur un doigt.

N’y prêtant pas d‘attention, le doigt s’infecta et il fallut l’amputer.

Plus tard, elle démissionne de son travail de gouvernante à Cuzco et retourne à Lima pour essayer de trouver un nouveau sens à sa vie.

Elle rencontre Paul Kosok qui la convainc de continuer ses recherches.

Après six ans, elle découvre que la figure du Singe ne possède aussi que quatre doigts à une main.

Cette découverte la renforce dans l’idée que son destin est à Nazca.

Elle y vivra définitivement et adoptera la nationalité Péruvienne.

Julio nous reconduit vers la ville.

La voiture est silencieuse.

Nous sommes sous l’emprise cette histoire.

Jacques se lance dans quelques échanges personnels avec lui.

Il est conquit par cette visite.

Nous avons réservé ce tour depuis l’hôtel et cela nous a coûté 200 soles.

Nous ne savons pas combien l’hôtel reverse à Julio pour faire son travail de guide pendant deux heures et demie mais nous savons qu’il a dû verser 7,50 soles de péage.

Jacques lui demande combien prendrait-il pour faire ce tour. Julio dit, 100 soles (25 euros).

Nous pouvons penser que l’hôtel s’est mis 100 soles dans la poche sans rien faire…

Julio nous montre les maquettes de la future agence qu’il souhaite créer. C’est prometteur.

Il parle l’Anglais et le Français couramment et apprend le Japonais !

Alors si vous passer un jour à Nazca e que vous souhaitez, vous aussi, prendre part aux mystères des lignes Nazcas, voici le moyen de contacter Julio, sans intermédiaire :

JULIO CARPIO TAPIA (tel portable: 956-470483)

Julove_carpio@hotmail.com

N’oubliez pas de laisser un mot sur son cahier avant de partir !

C’est mon tour de vous quitter car nous avons un bus pour Arequipa dans une heure.

J’espère pouvoir vous laisser quelques images (vidéo) en attendant la suite.

Bon vent à tous !

Hasta Luego !

Vous pouvez laisser un commentaire, ou faire un lien depuis votre site.

4 Commentaires to “Les lignes de Nazca”

  1. fanfan dit :

    Très étrange et surprenant

    Partout dans le monde il y a des profiteurs!!

    Gros bisous

  2. julio carpio tapia dit :

    Bonjour la famille Mich
    J´espere que tous va bien avec votre femme e vos enfants.
    Merci beaocup pour ecrire les nouvelles et la grand recomendation sur votre blog … merci pur visitez Nasca et sortou merci pour visitez le Peróu bonne continuaton et bonne chance.A bientôt
    Amitie.

    Julio carpio Guide De Tourisme Nasca- Perou

    • sab dit :

      Merci à toi Julio pour toutes les informations que tu as su nous faire partager. Je reste encore aujourd’hui très curieuse sur la vie de Maria Reich.
      J’espère que tu vas bien et que ton projet commence à voir le jour. Comment se passe tes cours de chinois?
      Avec notre bon souvenir. A un de ses jours peut-être.
      Amitiés.
      Sabine et la familkle Michelier

  3. jarinet dit :

    Maintenant, ce guide spectaculaire, a créé une agence de voyages.

    http://www.viajeskonasca.com.pe

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