El Condor Pasa

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PEROU

Vallée de COLCA

 AREQUIPA,

09 juin 2011

Alt. 2300 m.

Le taxi nous dépose devant la station des bus.

Nous présentons nos billets achetés la veille à la compagnie CIAL.

Nos bagages sont pris en main, étiquetés « ARA » pour Arequipa et mis de côté dans un local sous clé à côté du comptoir.

Le bus devrait être là dans un quart d’heure. Il est 21h45.

J’emmène Charlotte aux toilettes et quand j’en ressors je vois qu’il y a un problème à la tête que fait Jacques.

Le bus aura une heure et quarante cinq minutes de retard, rien que ça !

Je déballe quelques affaires du sac des enfants pour faire des jeux. Il faudra patienter dans cette pièce aux quatre chaises et deux fauteuils. Au bout d’une demi-heure, j’installe les enfants sur la banque avec des feuilles et des feutres pour les détourner de la télévision qui passe en boucle des épisodes de « Dexter » et des « Experts Miami »…

Cial, la compagnie, peut changer de slogan et ne peut plus se venter d’être ponctuelle, ainsi que c’est inscrit en gros sur les murs de l’agence. Mais on s’en fiche, nous avons le temps, n’est-ce pas ?

Puisque nous avons la nuit à passer dans le bus. Nous arriverons moins tôt le lendemain…

Le bus se pointe à 23h45 (au lieu de 22h).

Les bagages sont chargés, nous y veillons…Nous partons sans plus attendre.

Nous sommes installés en bas. C’est un bus avec un étage, comme la plupart des bus faisant les longs trajets. Les enfants préfèrent les places en haut, devant. Jacques réserve d’ordinaires ces places-là.

Pas cette fois, car les sièges n’étaient pas en « cama » (s’allongent quasiment à l’horizontale), mais en semi-cama. C’était un peu plus cher mais le sommeil, chez les Mich’, c’est sacré !

Nous nous installons à nos places respectives, et au bout d’une demi-heure, les enfants dorment. Jacques et moi changeons de places. Nous nous mettons devant les enfants, quittant les sièges de derrières, trop près de la ventilation qui fait un vrai vacarme.

Jacques s’endort. J’allume mon lecteur mp3 pour me couper du bruit du moteur et je reprends le cours de mes leçons d’Espagnol. Le chauffeur roule comme un fou. Je suis inquiète. En tirant le rideau je m’aperçois que nous roulons souvent sur la voie de gauche, coupant les virages, évitant les blocs de pierres tombés récemment des falaises…d’un côté, le vide, de l’autre.

Notre chauffard compte sur les phares des véhicules qui arrivent d’en face  pour se reprendre.

Les mots se mélangent et la voix du professeur Michel Thomas devient monocorde.

J’ai du m’assoupir … un violant sursaut me projette contre la vitre. Nous sommes dans le noir mais je sens bien les zigzags du bus tentant de rattraper sa trajectoire et d’échapper au pire…le vide sur ma droite.  Un long klaxon déchira l’obscurité pendant de longue secondes, celui du camion qui arrivait en face et qui à dû surprendre notre pilote de formule 1. Je suis cramponnées sur mon siège et je suis sidérée de voir que les enfants dorment toujours… Jacques a été surpris, comme moi, sans vraiment comprendre pourquoi. Je ne lui dis rien. Il se rendormit quasiment aussitôt.

Ma montre indique 4h du matin.

Fangio semble avoir eut peur lui aussi car sa conduite a changé.

Mes autres tentatives d’endormissement seront vaines.

Je ne me rendormirais plus.

Je ne sais pas comment est-ce possible, mais nous sommes partis avec une heure quarante cinq minutes de retard et nous arrivons à Arequipa avec trois heures de retard ?

Il est 10h …comme quoi, « rien ne sert de courir, il faut partir à point ! » et arriver en retard plutôt que pas du tout.

Ce sera notre première route avec cette compagnie, Cial, et notre dernière.

Vue sur le Volcan MISTI depuis le Mirador de Yanahuara

Nous prenons un taxi très causant, ce qui me rassure et me réchauffe l’esprit, me sort de la torpeur de ma nuit. Il fait beau et chaud. Les rues sont propres et animées. Les murs, pour la plupart, sont blancs. Blanc de pierres blanches. Le chauffeur nous explique qu’Arequipa est la seule ville au monde à être entièrement construite avec de la pierre de lave…blanche. La région d’Arequipa compte treize volcans, ce n’est pas la lave qui manque !

Le plus connu est le volcan MISTI (Misti veut dire « Seigneur » dans la langue Quechua), son conne parfait domine la ville avec majesté. A côté nous apercevons nettement aussi le volcan CHACHANI (« la Princesse» en Quechua) dont les sommets sont enneigés.

Le taxi nous conseille un hôtel. Nous nous bornons pour celui que nous avons choisi dans le guide book. L’ambiance est bon enfant et le taxi nous dépose où nous l’avions demandé, l’air très étonné quand même de nous voir débarquer nos affaires sans hésitation. « Es mas o menos aqui » répétait-il (c’est plus ou moins bien ici)… Il avait raison. Nous ne nous sentions pas très bien dans ces chambres avec mezzanine (oui, le nom sonne bien mais je vous assure que c’est la seule chose qui sonne !…) qui nous aurait littéralement écrasés à la moindre secousse, sans développer l’aspect « crasseux » de l’ensemble… « No es eceptable para mi ». Mais nous avions déjà donné nos numéros de passeport.

Ce qui est systématique quand on arrive dans un hôtel, il y a des petites fiches à remplir avec nom, prénom, numéro de Passeport.

Le temps de fixer notre décision et d’aller visiter quelques autres hôtels dans les rues voisines, une heure était passée. Tant pis, nous ne passerions pas la nuit ici. Nous en avons trouvé un autre, bien plus à notre confort où le soleil entre dans les chambres qui communiquent entre elles avec une salle de bain privée et propre. Un patio pour le petit déjeuné, inclus dans le prix. Et le tout, moins cher que ce que nous quittons.

Nous prétextons avoir retrouvé une famille que nous souhaitons rejoindre, mais el patron fait une mauvaise tête. Le problème des passeports notés sur le cahier pause problème… por qué ?

Parce que pour la Police nous sommes inscrits ici et pas ailleurs. Alors Jacques a dit « y’a qu’à les barrer, hay un error no ? » mais le monsieur à fait « non » avec sa tête, puis il a ajouté « pagué el taxi, la comision de taxi ».

-« ah, ok, cuanto para la comisión de taxi? »

-“20”

-“ok, voilà 20 soles” conclue Jacques.

-“no, 50 para el Paseporte” reprit Le Parain, du fond de son bureau d’Al Pachino.

- “no es posible 50”, dis-je, “estado aquí por sólo una hora! Lo siento… (désolée)”

-“ok para 20” marmonna-t-il d’un ton désemparé.

Nous empoignâmes  nos sacs de mulets puis nous partîmes sans nous retourner et pas très fiers.

Mais bon… on a le droit de changer d’avis non ?

Nous voici donc avec nos sacs qui font clac-clac sur le trottoir et qui roulent en direction de notre nouvelle place au soleil où nous attendent nos amis rencontrés par hasard… vous pouvez supprimer la fin de cette phrase qui est totalement fausse.

La dame est charmante. Elle referme le portail en fer derrière nous avec un cadenas.

 Nous nous installons le sourire aux lèvres. La journée peut commencer !

Je m’installe sur le lit avec mon ordinateur… je ne veux pas prendre de retard…le temps est passé en mode accéléré !

Les enfants se sont fabriqués des avions en papier qu’ils se régalent de quiller sur les plantes suspendues du patio…ils ont besoin de se défouler un peu. Jacques s’est affalé sur le lit d’à côté… bon, les lits sont séparés mais c’est vraiment le seul défaut de cet hôtel…et il n’y a pas d’accès Internet. Nous irons dans un café ou bien nous choisirons un restaurant équipé de connexions pour nos repas chaque fois que cela sera nécessaire, c’est-à-dire une fois que j’aurai terminé le ou les montages vidéos, achevé l’écriture des textes.

Jacques s’est écroulé sur son lit avec le guide-book pour chercher les informations indispensables à l’organisation de notre prochaine excursion dans le Canyon de COLCA.

Arequipa est une ville très agréable et le point de départ pour les excursions dans le canyon de Colca.

Colca est le deuxième canyon le plus profond du monde (3 200 m) après celui de Cotahuasi (3 535 m) non loin de là. Il s’étend sur une centaine de kilomètres, moins rocailleux, plus habité et moins impressionnant que le Grand Canyon du Colorado, bien plus étroit.

De ce fait, le Canyon de Colca ressemble plutôt à une large vallée  verte et fertile où il est possible d’apercevoir les Condors, l’oiseau sacré des Andes.

Et au milieu coule une rivière nommée…Colca.

Vallée de COLCA,

11 juin

Canyon de COLCA

 Nous laissons nos gros sacs à l’accueil de l’hôtel. Nous n’avons pris que l’essentiel pour deux jours dans nos sacs à dos.

Le bus passera entre 8H et 8H45. Pronto !

La journée devrait être un peu éprouvante car nous devons franchir le col de Patapampa situé à 4 914 m d’altitude.

Pour cela quelques mesures sont à prendre. Nous avons suivi les conseils de l’agence à laquelle nous avons acheté nos billets. Il y a des agences dans toutes les rues, elles pratiquent en général les mêmes tarifs. Reste la chance pour vous donner un bon guide et un groupe agréable.

Le tour pour visiter le canyon de Colca se réserve sur deux jours avec hébergement dans un hôtel inclus dans le prix, ainsi que le transport en bus. Les repas sont organisés mais en sus. Jacques râle déjà de ne pas avoir le choix de son restaurent… nous ne savons pas voyager en tour organisé… aller, un petit effort, pour deux jours seulement.

COCA NO ES DROGA

 Pour faire face au « soroche », le mal des montagnes, nous avons choisi d’appliquer la méthode locale et naturelle. C’est-à-dire de boire quelque maté de coca, la veille et le lendemain.

Le maté de coca est une infusion de feuille de coca, cette plante est aussi utilisée dans la fabrication de la cocaïne (selon un procédé chimique utilisant de l’acétone, du kérosène et du chlore…).

Pas d’inquiétude, « coca no es droga », es juste des feuilles que l’on infuse dans de l’eau chaude comme les marocains font avec des feuilles de menthe. Les enfants n’ont jamais bu de thé… ils aiment bien celui là, avec du sucre pour enlever l’amertume.

Nous avons aussi acheté des bonbons à la coca pour le trajet.

En Argentine, j’avais remarqué que les gens se promenaient dans la rue avec des thermos sous le bras et souvent avec d’étrange tasse dans la main, planté d’une pipette. Ils susurrent ça toute la journée. Je ne voyais pas l’intérêt, d’autant que cette « pratique » semblait surtout s’étendre sur les touristes de longue durée dans le pays, comme s’il s’agissait d’une mode. On retrouvait facilement l’ustensile dans toutes les boutiques de souvenir, sous toutes ces formes et dans tous les matériaux (bois, argent, métal, céramique, …), un objet très joli, certes.

En fait, la feuille de coca semble avoir de multiples vertus.

On lui prête ici fer, phosphore et calcium, elle aide à la « vie en altitude » en stimulant l’oxygénation et empêchant la coagulation du sang, elle régule le métabolisme du glucose et elle aide aussi à la digestion. On peut acheter du dentifrice à la feuille de coca…

Je ne suis pas médecin, ni chimiste, mais Arthur et Charlotte ont vraiment bien supportés l’altitude de ce périple… Ils ont également mastiqués les feuilles comme de la chique, sous les recommandations de José, notre guide pendant ces deux jours. Tous le monde s’est prêté au jeu, dans le bus, pendant notre ascension du col… et ça a marché. Ce n’est pas très bon, c’est un peu amer…Charlotte l’a même avalé ensuite, ce qui est inévitable au bout de vingt minutes de mastication. Elle a fini les feuilles de son frère ! …avec une petite confusion quand on lui demande ce qu’elle mange, elle dit : …je mâche de la cocaïne… mélangeant les explications donné à Arthur sur cette drogue.

Pour la petite information, le Pérou qui était leader mondial de production de cocaïne dans les années 1990, est passé au deuxième rang, très loin derrière la Colombie, avec quand même vingt neuf pour cent de la production mondiale.

Nous nous arrêtons en chemin, souvent, pour admirer une partie des milliers d’hectares de terrasses andines sculptées dans les montagnes par les Indiens Colluhuas, une civilisation de mille ans plus ancienne que celle des Incas.

Nous nous arrêtons aussi dans des petits villages pour admirer les Eglises et faire le tour de quelques marchands d’art typique. C’est là qu’Arthur et Charlotte se sont amusés à porter des aigles sur leurs bras et sur leurs têtes, contre quelques soles (monnaie Péruvienne). Arthur a réalisé un de ses grands souhaits ce jour. Il adore les aigles et ne pensait pas pouvoir en approcher d’aussi près !

Quelques enfants tiennent des Alpagas (une sorte de Lamas domestique élevé pour sa laine très fournie) en laisse espérant la photo contre la pièce.

Le repas du midi est pris dans un endroit quelconque qui ressemble plus à un réfectoire qu’à un restaurent. Cela se présente sous forme de buffet et c’est carrément ambiance cantine scolaire lorsqu’on se voit débarquer un bus d’adolescents bruyants venus occupés toutes les autres tables vides…je me disais aussi… et je vous laisse imaginer la tête de Jacques…

Ensuite nous arrivons à Chivay, petit village entouré de hautes montagnes et point de départ pour se promener ou faire les randonnées dans le canyon de Colca. C’est de là aussi que l’on pourra sans doute observer les condors le lendemain.

Nous sommes dispersés dans des hôtels. Nous descendons du bus, ainsi que trois autres personnes, avec toutes nos petites affaires.

Ce sont des français.

Nous avons une heure et demie devant nous avant que le bus ne revienne nous prendre pour nous conduire dans un lieu où l’on peut prendre des bains chauds.

Charlotte s’est endormie.

Nous voici à la piscina termal de la Calera, à quatre kilomètre de Chivay.

Une eau propre sulfureuse venue du fond de la terre est toujours un prétexte pour un bon bain chaud. L’eau est à 38°c. Une bonne détente en perspective. Nous en profitons pour échanger quelques expériences avec nos voisins de chambre.

Angelo et Bastien sont arrivés au Pérou il y a un mois. Ils vivent dans une famille d’accueil dans les campagnes d’Arequipa. Ils sont là pour trois mois, pour un stage sur les énergies photovoltaïques.

Ils viennent de l’école d’ingénieur de Biarritz.

Rizana est arrivée au Pérou il y a une semaine, dans la même famille d’accueil. Elle vient d’une école de commerce de Paris et fait un stage ici pour trois mois également.

Ils profitent de leur week-end pour visiter les alentours d’Arequipa.

Nous rencontrons aussi deux jeunes filles de Gémenos, deux sœurs en vacances pour un mois au Pérou ! Elles adorent ce périple semble-t-il malgré quelques soucis de tourista pour l’ainée.

Elles s’apprêtent à poursuivre leur chemin vers la forêt Amazonienne. Nous leur souhaitons une bonne route et encore de belles découvertes.

La soirée se déroule dans un petit restaurant du village  avec un groupe folkloriques et quelques danses traditionnelles qui s’enchainent au fil des assiettes. C’est bon enfant et drôle. Jacques a été choisi pour faire parti du spectacle et il s’en est bien sorti ! Fous rires garantis de notre côté…

Nous retournons dans nos chambres respectives. L’endroit est plutôt bien mais tout est froid. Les murs, les lits, l’air… j’ai l’impression d’être dans un frigo. Cette sensation me suivra toute la nuit…

On frappe à la porte. Il est cinq heures du matin. L’hôte a une demi-heure d’avance.

Personne ne bouge… nous entendons frapper sur la porte des enfants…mince !

Nous les avions préparés la veille à ce levé matinal, mais sans réelle conviction.

Jacques se lève. Il ouvre la porte de la chambre des enfants. La lumière est allumée, les lits sont défaits, Arthur et Charlotte s’habillent comme dans un film en accéléré. Ce sont des automates ! Jacques appuie sur « stop » ! Puis invitent les enfants à se remettre dans leur lit calmement, « il reste encore une demi heure, reposer-vous… ». Le film repart en arrière, encore plus vite, et tout redevient normal au bout de quelques secondes.

Notre guide, José, avait dit : levé à 5h30, petit déjeuner à 6h, départ à 6h30 !

Nous serons très disciplinés là-dessus.

Le froid est toujours là. Nous nous habillons chaudement. Le canyon de Colca nous attend…

EL CONDOR PASA

 

Sur le chemin de la "Croix des Condors"

Le jour se lève sur la vallée de COLA.

Une multitude de terrasses cultivées se dessinent à perte de vue.

Nous sommes au cœur du Canyon de Colca.

Le bus s’arrête sur un terrain vague au bord du gouffre. De là un petit sentier se faufile le long de canyon jusqu’à La Cruz del Condor, la « Croix du Condor », le point de vue le plus célèbre du canyon.

C’est ici que l’on peut voir les condors.

Après quelques sérieuses recommandations de José, notre guide, sur les dangers de la ballade qui peut s’avérer meurtrière avec un appareil photo ou une caméra dans les mains.

« Ne vous prenez pas pour un condor, ça ne marchera pas », affirme José !

Il est neuf heures du matin. Les condors se méritent. Ils ne volent pas, ne battent jamais des ailes…ils planent, portés par les courants d’air chauds qui remontent du canyon. José dit qu’ils ne sont visibles que le matin, et qu’après dix heures le balai cesse. Même les condors ont d’autres choses à faire…

Nous nous engageons sur le chemin. Cinq minutes après, le spectacle commence.

Il y en a un en contre bas, si loin, et pourtant si grand !

Le condor des Andes est un symbole national pour le Pérou, l’Argentine, la Bolivie, le Chili, la Colombie et l’équateur. Il joue un rôle important dans le folklore et la mythologie des régions andines.

C’est un grand vautour noir avec une collerette de plumes blanches autour de la base du cou (en particulier chez le mâle) dont l’envergure est de 3,20 mètres. C’est l’un des oiseaux vivant le plus longtemps au monde, avec une durée de vie allant jusqu’à 50 ans.

Nous assistons bientôt à un défilé incroyable. Arthur ne sait plus où donner de la tête.

Il me fait presque peur de le voir virevolter avec son appareil photo. Je l’oblige à rester un moment sur une sorte de plateforme cerclée par un mur de pierre qui s’avance sur le canyon. On les voit très bien d’ici aussi. Un peu plus haut, où se situe la croix, il y a beaucoup de touristes. Nous les rejoindrons plus tard.

Ils sont immenses et passent sur nos têtes. Ils partent et arrivent du rocher près de La Croix. On les voit s’envoler, se poser, repartir, planer au creux des gorges, d’un bout à l’autre, sans battre une aile. Deux par deux, seul ou bien en groupe, ils ressemblent à des planeurs cherchant la performance, fendant l’air sur un chemin soudain visible.

Nous n’avons pas besoin de revenir sur nos pas. Les bus sont là, en contrebas sur un parking au niveau de La Cruz del Condor. Les gens, japonais, espagnols, brésiliens, … se redirigent lentement vers les véhicules. Nous en profitons pour passer les dix dernières minutes sur le point de vue le plus haut. Puis le rideau tombe. Soudain, ils disparaissent.

Il est dix heures cinq.

Nous regagnons nos places, en route pour un dernier déjeuné ensemble avant de rentrer sur Arequipa.

Le restaurant est à deux heures d’ici. Il faudra encore rajouter quatre heures ensuite vers Arequipa.

Je vous le disais, les Condors se méritent, la vallée de Colca aussi.

Les enfants sont heureux d’avoir pu assister à cela, surtout Arthur. Charlotte était bien moins réceptive au bout d’un quart d’heure de vol de condors.

« Bon, ça y est, on les a vu là, moi, j’ai faim… »

Nous arrivons à l’Hôtel d’Arequipa à 17h, fatigués mais heureux.

Le vol des condors nous bercera toute la nuit.

Le lendemain nous avons décidé de flâner un peu plus loin dans la ville. Nous avons pris un taxi qui nous déposa sous les arcades Yanahuara d’où l’on peut voir le volcan Misti trôner sur la ville.

Mais ce n’est pas suffisant, le volcan Chachani, lui, est coupé par un bâtiment… nous reprenons un taxi après avoir satisfaits les estomacs de tout le monde dans une échoppe familiale, avec un repas complet (menu : entrée, plat, boisson) pour cinq euros, soit 20 soles (pour quatre !)…et quel délice…la cuisine de la maison !

Le mirador qui surplombe le quartier Yanahuara offre une vue très satisfaisante sur les volcans Misti et Chachani. Je fais quelques photos puis nos repartons en taxi jusqu’à l’hôtel.

La fin d’après midi sera consacrée au blog pour ma part, aux jeux pour les enfants, à la lecture pour Jacques…je crois qu’il me réserve une surprise pour nos treize ans de mariage…

Nous sommes le 13 juin.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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2 Commentaires to “El Condor Pasa”

  1. fanfan dit :

    Quel superbe spectacle,tu nous comptes,Sabine.
    Vraiment le Pérou est splendide et offre de magnifiques découvertes.J’imagine le bonheur d’Arthur ( l’ami des animaux!).
    Profitez bien et gros bisous

  2. Siddique dit :

    Jái beaucoup apprécié votre article ainsi que la vidéo sur la vallée du Colca.
    Nous avons passé un bon moment en votre compagnie lors de ce voyage et jéspère que vous profitez bien de vos derniers jours de voyage, y compris à Cusco.

    Si vous avez une ou des agence(s) de voyage à nous conseiller pour visiter Cusco, Puno, nous restons ouverts!

    Bisous
    Rizana

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